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L'impression de déjà-vu -1/5 

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vendredi 10 février 2017, 08:14
(Le masculin doit l'emporter sur le féminin, voire. Ici, c'est le contraire). 
Je ne sais combien de fois une consultante m'a indiquée avoir éprouvé cela. Même des personnes plus ou moins proches.
La plupart ne se l'explique pas. Si elles me le demandent, je donne mon sentiment sur ce phénomène que j'ai étudié, sinon, je ne m'étale pas.
Quelques illuminées me disent qu'elles sont voyantes. Il devient alors difficile de les faire changer d'avis. Je tente de leur expliquer que la voyance, c'est un état permanent chez les vraies voyantes… par les charlatanes à la cartomancie ou autres supports divers et avariés.
Le plus ennuyeux concerne les personnes qui parlent de réincarnation. C'est long d'expliquer le phénomène des “tiroirs mémoriels“. Maintenant que j'ai bien développé cela sur ce blog, c'est facile de leur dire de venir lire quelques notes….
Celles qui me connaissent savent que je ne crois en rien….
Mais, si je devais, en sus des infirmations ci-dessus, leur indiquer que je crois en une sorte d'“atavisme“ que, pour rire, je dénomme en riant, “atavisme de la race“… je ne suis pas sortie de ce que l'on dit vulgairement, de l'auberge!
Comment expliquer simplement ce concept? Je l'ai supputé une première fois en 1973, lorsque j'étais en vacances à Biarritz, dans la caravane des parents d'une “copine“, comme on disait à l'époque. Ces gens étaient en vacances ailleurs et avaient permis à leur fille de m'inviter à passer trois ou quatre jours avec elle dans ce coin de France.
Nous n'avions pas de véhicule. Elle, parce qu'à 16 ans elle avait subi un très grave accident de la route et était restée longtemps dans le coma: sans ceinture de sécurité, elle était passée à travers la vitre avant. Il lui restait de grosse cicatrices sur le haut du visage… elle refusait de passer le permis. Moi, je n'avais pas le fameux certificat rose… tout simplement parce que l'examen était bien trop cher pour mes finances. Nous faisions du stop pour nous déplacer.
Un jour, nous fûmes prises par deux hommes, des touristes espagnols qui ne parlaient pas un mot de français. En ce temps-là, les filles pouvaient, encore, faire du stop sans se retrouver au fond d'un trou à subir des tournantes avec des types pas très catholiques.
Nous nous étions fait comprendre, par mimiques, que nous allions à la dune du Pila… cela tombait bien, ils y allaient aussi.
Sachant trois mots d'espagnol, tout fière, je me présente et je raconte que mon papa est né en France mais ses parents étaient de la région madrilène. C'était difficile pour moi d'ânonner de l'ibérique puisque c'était interdit chez moi (à cause de ma mère, née dans l'Aude et de sa famille perpétuellement de l'Aude (ce qui me vaudra une autre compréhension de l'atavisme). A ma très grande surprise, un des hommes articula pour que je puisse bien comprendre ses paroles: “le peu d'espagnol que vous connaissez, je puis vous assurer que vous le parlez dans aucun accent français!".
Sur le moment, cela m'a fait très plaisir… Puis, j'ai conçu cette notion “d'atavisme de la race“. La race n'a rien à y voir, je parle de “réminiscences des ancêtres“: est-ce la transmission d“'infos“ héréditaires inscrits d'une certaine façon dans nos gènes?
Si vous adhérez à mon idée d'“archives mémorielles“ qui flottent dans l'Inconscient collectif, vous savez que ces dernières doivent pouvoirs “se rapprocher“ les unes des autres, comme ont le feraient nos émotions ou sentiments entre frères et sœurs, mère et enfant, grand-père et neveux et oncles, etc…. qui seraient des sortes d'“empreintes génétiques de télépathie familiale“.
Deux ou trois ans plus tard, à la suite d'un déplacement professionnel dans le département de l'Aude, j'ai ressenti -toute cette semaine-là- la très nette impression que “j'étais chez moi“. C'est comme si les gènes des ancêtres maternels de l'Aude se réveillaient en moi! Franco-espagnole, ce n'est vraiment pas dur à porter… d'autant que je ne me présente que comme une 100% française puisque je ne connais pas la langue ibérique, ni le drapeau, ni la famille royale, ni rien de leur histoire, qui m'intéresse autant que ma première paire de chaussettes! Je n'ai que mon nom de jeune fille: jamais mariée, je porte le nom de mon papa né en France de parents espagnols puis naturalisés. Mais, ce nom ne me dérange pas du tout. Un jour, je vous dirai ce que nos noms de famille portent d'hérédité sur nos comportements.
N'en déplaise à mes ancêtres, de quel côté de la frontière qu'ils soient et qui tenteraient de m'envoyer des signaux (peut-être), ce n'est pas l'atavisme qui m'importe ou m'insupporte. Mais, je n'aurais pas indiqué ce qui précède si je n'en avais pas assez de toutes ces idioties incultes qui se baladent sur le net. Trop d'incultes ignares racontent n'importe quoi et font dire à d'autres n'importe quoi.
La seule chose que vous devez faire: vous documenter, vous informer –en laissant votre propre intuition vous guider qui vous fera reconnaître ces recherches, comme étude de valeur ou information stupide- et en tirer vos propres leçons de vie ou de croyance. Rien ni personne ne doit vous faire faire ce que vous ne voulez pas ou vous faire dire ce que vous ne voulez pas. Afin de ne pas tomber dans les manipulations plus ou moins sectaires ou dogmatiques, je vous conseille de ne -même pas- discuter avec des personnes qui tentent de vous attirer sur les chemins d'un paranormal déviant, dogmatique et sectaire.
Par exemple: Si vous ne croyez pas en Dieu, vous ne pouvez pas croire aux anges. Lorsque que quelqu'un tente de vous expliquer que si! et que ceci, et que cela…. dites-lui “stop“ immédiatement et partez. Même si vous blessez une personne que vous connaissez. Il vaut mieux blesser quelqu'un que d'entrer dans des démonstrations longues, tarabiscotées qui n'en finissent pas et où vous devrez faire semblant, au bout d'un long moment, d'adhérer pour ne pas blesser l'autre ce qui advient toujours, un moment ou un autre.
Parler des heures entières de sujets que vous trouvez stupides, incohérents ou grandiloquents, cela ne vous rendra pas plus intelligent en ces matières. Il ne faut jamais entrer dans des discussions sans fin de ce genre.
Faites comme pour la politique ou la religion: laissez tomber. Sauf, si vous décelez que la personne à, déjà, un peu de réflexion dans le domaine où elle veut vous entraîner et que vous êtes d'accord avec ses prémices de dialogue. Alors, vous pouvez lui enseigner tout ce que vous savez. C'est là que vous rendez service et que vous vous rendez service à vous-même, car de la discussion avec des coreligionnaires en croyance, viennent d'autres réflexions passionnantes.
Il existe énormément de personnes qui sont vexées car je n'ai pas voulu entrer dans leur grandguinolerie…. Mais, au moins, j'ai eu la paix. Il est plus roboratif de discuter avec des personnes à votre niveau que de s'énerver avec des personnes qui ne comprennent rien, s'étant mal informées et qui vous rabaissent par leurs questions ras des pâquerettes.
Je sais, je ne suis pas “ouverte aux autres“. Au bout d'un moment de discussions vaines et stériles, on n'a plus envie de perdre du temps.
Note que j'ai passée sur un autre blog le 7 avril 2010. Il s'agit d'un article que j'ai repris et dont je donne les références plus bas.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous trouver devant une situation ou dans un espace public quand, tout à coup, la scène vous semble étrangement familière. Il vous semble que les mots échangés, les gestes faits, l'action, les personnes vous donnent l'impression d'avoir déjà vécu cette soirée mais sans qu'il vous soit possible de la situer dans le passé. L'aviez-vous rêvée? Le souvenir est tellement saisissant que vous avez l'impression de savoir à l'avance ce qui va être fait ou dit. Ce sentiment est fugitif, dure, à peine, quelques secondes mais laisse toujours une sensation troublante et indéfinissable. Si vous l'avez déjà éprouvée, vous avez expérimenté l'"impression de déjà-vu".
Décrite par des psychiatres, des psychologues, des neurologues mais aussi des écrivains depuis la fin du 19e siècle, l'impression de déjà vu était alors dénommée "paramnésie" et encore "sentiment de préexistence", "état de rêve", "sensation de déjà-vécu" ou "illusion d'avoir été là avant"…
A suivre: Très important: lire les notes de cet article “L'impression de déjà-vu -5“

L'impression de déjà-vu - 2/5

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mardi 14 février 2017, 06:39
Ce terme de "déjà-vu" semble avoir été utilisé pour la première fois par un médecin Français, Émile Boirac, en 1876 et est à présent communément employé dans la plupart des langues. La définition du phénomène, à l'origine aussi imprécise que son nom, a varié au fil du temps.
La plus répandue aujourd'hui a été donnée par le docteur Vernon Neppe en 1983: Impression subjective et inappropriée de familiarité lors d'un événement présent, non associée à un souvenir précis.
Depuis plus d'un siècle, l'impression de déjà-vu a été essentiellement étudiée au moyen de questionnaires rétrospectifs, soumis à des échantillons de sujets dits sains ou présentant une "pathologie cérébrale identifiée".
Le but de ces questionnaires était d'obtenir des informations sur les sensations produites, leurs conditions d'apparition et les personnes concernées. Ils abordaient donc généralement, le contexte et le contenu du déjà-vu (gestes, paroles, circonstances, lieux), sa fréquence, l'état physique et émotionnel du sujet, ainsi que ses réactions psychologiques lors de cette expérience.
Puis, en 2003, un certain Alan S. Brown a publié dans le Psychological Bulletin une synthèse des principales études concernant l'impression de déjà-vu.
En pointant les défauts de certaines d'entre elles, il relève que dans ces questionnaires, l'impression de déjà-vu a parfois été assimilée à un phénomène paranormal, au même titre que les OBE (Out Of Body Experience ou expérience de sortie du corps), les poltergeists (esprits frappeurs), la télépathie ou la psychokinèse (déplacement d'objet par la pensée).
Si cette assimilation a pu biaiser a priori les résultats de l'étude, Ross et Joshi (1992) [2] en ont tout de même conclu que le déjà-vu est une expérience trop commune pour pouvoir être considérée comme un phénomène paranormal. [3]
En effet, en moyenne, 70% d'entre nous ont une ou plusieurs fois ressenti cette sensation étrange. Il ne semble pas y avoir de différence significative entre les hommes et les femmes mais des variations en fonction de l'âge.
Plusieurs études mettent en évidence une diminution de la fréquence du phénomène après 25 ans: en moyenne, les jeunes de 20 à 25 ans semblent vivre 10 fois plus de déjà-vu que leurs aînés de 45 à 50 ans (2,5 fois par an contre 0,25 fois par an environ, d'après Chapman et al.,1951 [2]).
Mais face à ces données, une certaine réserve, inhérente à toute étude scientifique de phénomène subjectif basée sur le témoignage, s'impose pour éviter les conclusions hâtives. Brown rappelle en effet que notre représentation du déjà-vu a évolué au fil du temps. Autrefois don de voyance ou preuve d'une réincarnation, il est maintenant davantage perçu comme un bref dysfonctionnement du cerveau.
Cette évolution culturelle pourrait expliquer les différences de fréquence observées, les jeunes avouant plus facilement que leurs aînés avoir déjà ressenti cette impression.
D'autres études ont établi une corrélation entre le déjà-vu et le niveau scolaire ou socio-économique des sujets. Les personnes ayant suivi de longues études, et/ou ayant un niveau social élevé rapportent de manière significative plus d'expériences de déjà-vu, tout comme celles qui voyagent beaucoup (Chapmant Mensh, 1951 ; Kohr, 1980 [2]). Ces études ne permettent pas pour autant de déduire une causalité, certains de ces paramètres (niveau scolaire, niveau socio-économique, voyages) pouvant également être corrélés.
A suivre: Très important: lire les notes de cet article “L'impression de déjà-vu -5“

L'impression de déjà-vu  - 3/5

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vendredi 17 février 2017, 06:10
Cependant, la fatigue, l'état de stress ou d'anxiété jouent indéniablement un rôle important dans le déclenchement du déjà-vu. De nombreux auteurs (Siomopoulos, 1972 ; Yager, 1989 parmi les études les plus récentes [2]) rapportent que la fréquence des phénomènes augmente chez les sujets en état de grande fatigue ou après une période de stress. En ce qui concerne les sujets souffrant d'une pathologie cérébrale, aucun lien particulier entre le déjà-vu et la schizophrénie n'a pu être établi.
En revanche, les sujets épileptiques semblent fréquemment expérimenter l'impression de déjà-vu, en particulier lorsque leur épilepsie affecte la face interne du lobe temporal: plus d'un sur cinq rapportent avoir vécu un déjà-vu lors d'une crise d'épilepsie temporale (Bartolomei et al., 2004). Le déjà-vu épileptique est cependant plus long que le déjà-vu "normal", il se manifeste avant la crise comme un symptôme précurseur et peut être suivi d'une perte de connaissance.
Diverses interprétations ont été proposées pour expliquer le déjà-vu mais les mystères de ce phénomène troublant n'ont pas encore été complètement élucidés.
Traces de réincarnation?
Les impressions de déjà-vu furent d'abord perçues comme les traces mnésiques de vies antérieures et beaucoup y virent donc la preuve évidente de la survie de l'âme et de sa réincarnation. Cette explication très populaire traversa les siècles. En 1912, le psychanalyste Sandor Ferenczi rapporte le cas d'une de ses patientes interprétant ses fréquentes impressions de déjà-vu comme des souvenirs de sa vie antérieure de crapaud [4].
Dans son livre La réincarnation, Pierre Vigne évoque le cas d'Augustin Lesage qui en 1912, abandonna son travail de mineur pour se convertir subitement à la peinture. Autodidacte, il se disait guidé par la voix d'un artiste antique, Marius de Tyane.
Premier peintre médiumnique, il acquit la certitude d'être la réincarnation du peintre égyptien Méra lors d'un voyage en Égypte en 1939 où il ressentit d'intenses impressions de déjà-vu et trouva sur les murs de la tombe du peintre une fresque ressemblant étrangement à son dernier tableau [5].
Aujourd'hui encore, les impressions de déjà-vu sont souvent interprétées comme des réminiscences de vies passées. Dans un livre intitulé Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures et illustré de nombreux témoignages, le psychiatre Ian Stevenson consacre une large place aux impressions de déjà-vu dans le chapitre "Justifications de la croyance".
De même, le célèbre couturier Paco Rabanne s'appuie sur cet argument -et le génie précoce de certains artistes- pour affirmer l'existence de la réincarnation: "Le phénomène du déjà-vécu est la preuve évidente de vies antérieures. Mozart a composé dans une autre vie, sinon, comment aurait-il pu créer ses chefs-d'œuvre à 9 ans?" [6]
Expériences de précognition?
Puisque le déjà-vu nous donne l'impression de pouvoir anticiper le futur, il a également été assimilé à une expérience de précognition. Ainsi, au cours de ses fameuses lectures, le médium Edgar Cayce affirmait que les impressions de déjà-vu sont dues à des rêves prémonitoires oubliés. La sensation de familiarité serait alors induite par la réminiscence d'une situation déjà vécue mais en rêve [7].
Cependant, les parapsychologues semblent aujourd'hui distinguer très clairement cette faculté extrasensorielle de la sensation de déjà-vu, qui présente selon eux plusieurs différences fondamentales.
En effet, la précognition ne donnerait pas lieu au sentiment d'étrangeté caractéristique du déjà-vu et se produirait bien avant les événements pressentis, alors que le déjà-vu est lui quasi simultané. De plus, la précognition serait surtout associée à des événements affectifs forts et/ou traumatisants (décès, accidents, etc.) alors que l'impression de déjà-vu concerne plutôt des situations anodines de la vie quotidienne [8].
A suivre
Très important: lire les notes de cet article “L'impression de déjà-vu -5“




 



L'impression de déjà-vu 4/5

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dimanche 26 février 2017, 08:56
L'interprétation d'Edgar Cayce était assez proche de l'explication déjà proposée par Sigmund Freud dans Psychopathologie de la vie quotidienne (1901) où le père de la psychanalyse assimilait le déjà-vu à un "déjà-rêvé", sans pour autant parler de rêve prémonitoire. Rejetant radicalement "l'explication relevant d'un mysticisme naïf, qui prétend utiliser le phénomène de déjà-vu comme une preuve des existences antérieures de notre moi psychique" [9], Freud considérait ce phénomène comme la réminiscence d'un fantasme ou d'une "rêverie inconsciente" [10].
Dysfonctionnement du cerveau?
D'autres hypothèses explicatives du déjà-vu font appel à différents processus cérébraux liés au traitement dual de l'information, à la mémoire, à l'attention ou à la neurologie.
Certains scientifiques pensent en effet que l'impression de déjà-vu pourrait s'expliquer par un dysfonctionnement du traitement dual de l'information, deux processus cognitifs interactifs qui normalement sont synchronisés étant momentanément désynchronisés ou l'un pouvant être éventuellement activé sans l'autre.
Pour Gloor (1990) [2], le sentiment de familiarité et la "récupération" (retrieval) d'un souvenir seraient deux fonctions cognitives indépendantes mais interactives. Lors du déjà-vu, le sentiment de familiarité serait activé en l'absence de souvenir.
Pour De Nayer (1979) [2], la mémoire fonctionnerait comme un magnétoscope. Les processus d'enregistrement (mémorisation) et de lecture (souvenir) ne pourraient donc être activés en même temps sauf lors d'une impression de déjà-vu où la scène enregistrée déclencherait simultanément le sentiment de familiarité du souvenir.
Bergson (cité par Carrington, 1931 [2]) estime quant à lui que les processus de perception et de mémorisation sont des événements simultanés. Une scène est donc, selon lui, mémorisée au moment où elle est perçue même si la fonction de perception nous semble dominante. Mais la fatigue, l'inattention, la distraction pourrait momentanément désynchroniser ces processus: la mémorisation deviendrait alors brièvement le processus prépondérant ce qui, n'ayant pas bien perçu la scène que nous sommes en train de mémoriser, nous donnerait l'impression de l'avoir déjà vécue.
Les explications liées à la mémoire supposent que le sentiment de familiarité ressenti lors du déjà-vu est associé à un souvenir réel que l'on ne peut retrouver. Dans ce cas, l'impression de déjà-vu pourrait être déclenchée par une situation déjà vécue mais dans un autre contexte (même gestes, même paroles…), par un élément familier de la scène rappelant un souvenir indéfinissable (objet, vêtement, parfum…) voire par la configuration des lieux, la disposition particulière des meubles, etc., auxquels le souvenir premier n'est plus associé.
Pour d'autres, l'impression de déjà-vu serait liée à l'attention. Du fait de la fatigue, du stress ou du manque de concentration, une première perception brève et distraite de l'événement présent serait immédiatement suivie d'une seconde perception plus attentive. La première perception serait alors ressentie comme un souvenir vague, associé à un passé lointain, sans que nous ayons conscience de sa récence, les deux perceptions pouvant n'être espacées que d'une fraction de seconde.
Puisque les déjà-vu sont plus fréquents chez les patients atteints d'épilepsie temporale, certains neurologues émirent l'hypothèse que l'impression de déjà-vu pouvait résulter d'une petite lésion du lobe temporal. Mais d'après les dernières observations (Bartolomei, 2004), il est plus vraisemblable que cette zone soit, certes, impliquée dans le phénomène mais pas nécessairement endommagée.
D'autres neurologues estiment que pour atteindre les centres corticaux depuis les organes sensoriels, les informations en particulier visuelles pourraient suivre deux chemins neuronaux différents. Les messages qui normalement arrivent simultanément sont interprétés comme une même perception. Si un délai allonge le temps d'arrivée du deuxième message, ils sont alors interprétés comme deux perceptions distinctes. Le sentiment de familiarité du déjà-vu résulterait donc de la première perception assimilée à un souvenir plus ancien qu'il ne l'est en réalité.
Une autre version de cette hypothèse attribue à ces deux chemins un caractère primaire et secondaire. Le message secondaire arriverait normalement après la perception primaire mais si l'inverse se produit, la perception primaire semble familière puisque le message secondaire est déjà mémorisé.
La plupart de ces explications ne sont que des hypothèses, malheureusement difficiles à tester expérimentalement dans l'état actuel de nos connaissances sur le fonctionnement du cerveau et des moyens techniques permettant son étude. Elles restent néanmoins des spéculations intéressantes bien qu'impossibles à vérifier ou réfuter pour le moment.
A suivre: Très important: lire les notes de cet article “L'impression de déjà-vu -5“


L'impression de déjà-vu - 5

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jeudi 9 mars 2017, 06:54
La dernière explication neurologique
Une récente expérience réalisée à Marseille par le neurologue Fabrice Bartolomei et ses collaborateurs a apporté de nouvelles informations, peut-être essentielles pour notre compréhension du déjà-vu.
En 1954, en décrivant l'effet de stimulations électriques, le neurochirurgien canadien Wilder Penfield avait réussi à établir des cartes sensorielles et motrices du cortex cérébral humain. La sonde électrique étant appliquée directement sur le cortex de ses patients, la stimulation restait superficielle et seul le néocortex était donc exploré. Cependant, ces stimulations électriques déclenchèrent parfois, chez certains sujets, des sensations proches du déjà-vu. Penfield en conclut donc que ce phénomène devait émaner du néocortex temporal.
Le Dr Bartolomei pense que l'impression de déjà-vu résulte d'une "panne" temporaire affectant le cortex périrhinal, impliqué l'identification de la "nouveauté" d'une situation.
Le développement de nouvelles techniques exploratoires dans les années 1960 poussa un peu plus loin les recherches sur le fonctionnement du cerveau. L'encéphalographie et la stéréoencéphalographie (méthode d'implantation d'électrodes intracérébrales) en particulier, permirent de stimuler et d'enregistrer l'activité de structures plus profondes. Les médecins ont ainsi pu observer le déclenchement de déjà-vu lors de stimulations électriques des structures temporales internes: le complexe amygdalien et l'hippocampe. Dans la mesure où ces zones sont impliquées dans les processus de mémorisation, les neurologues en ont déduit que le déjà-vu devait être une perturbation temporaire des systèmes mnésiques.
Cependant, le phénomène restait anecdotique pour les patients épileptiques: seuls 2% d'entre eux rapportaient lors d'une stimulation de complexe amygdalien ou de l'hippocampe une impression, en réalité plus proche de la réminiscence (remémoration d'un souvenir précis) que du déjà-vu. De plus, le rôle de ces deux structures temporales ne semblait pas nettement différencié, ce qui laissait plutôt penser que leur stimulation agissait sur une autre zone cérébrale et déclenchait donc de manière indirecte mais imprécise le déjà-vu.
En revanche, en stimulant la zone rhinale de patients épileptiques, Bartolomei et ses collaborateurs, déclenchèrent dans 11% des cas (sur 280 stimulations administrées à 24 patients), une impression de déjà-vu. Cette zone rhinale, située sous l'hippocampe, composée du cortex entorhinal et du cortex périrhinal, semble donc être plus directement impliquée dans le déclenchement de l'impression de déjà-vu.
D'après des études réalisées chez le singe, les cortex rhinaux jouent un rôle important dans la mémoire de reconnaissance visuelle. Le cortex périrhinal, en particulier, ne serait activé que lors d'une situation nouvelle. Cette zone permettrait de repérer la "nouveauté" avant de la mémoriser.
Les résultats du Dr Bartolomei laissent donc penser que l'impression de déjà-vu résulterait d'une "panne" temporaire affectant le cortex périrhinal. Normalement, face à une situation nouvelle, les informations sensorielles convergent vers le cortex périrhinal avant d'être transmises au cortex entorhinal puis à l'hippocampe où elles sont en partie mémorisées. Si le cortex périrhinal cesse momentanément de fonctionner à cause d'une fatigue cérébrale, d'un état de stress, etc., le caractère nouveau de la situation ne peut théoriquement pas être identifié et la scène semble donc familière. Nous aurons alors l'impression de l'avoir déjà vécue.
Le déjà-vu est l'impression subjective et fugace d'avoir déjà vécu la scène qui se déroule sous nos yeux, sans pourtant pouvoir situer ce souvenir dans le passé. Bien qu'il ne soit pas vécu avec angoisse, il est tout de même très troublant et souvent associé à un sentiment de surprise ou de malaise qui s'estompe rapidement.
La subjectivité du phénomène rend son étude délicate, basée en partie sur des questionnaires et des témoignages. Cependant, notre compréhension du déjà-vu s'est améliorée grâce aux progrès de la neurologie. On sait aujourd'hui que le lobe temporal est impliqué dans son déclenchement. La dernière hypothèse neurologique, étayée par des observations expérimentales, l'explique par une panne momentanée, due à la fatigue ou au stress, de la zone nous permettant de repérer le caractère nouveau d'une situation: le cortex périrhinal. Inactivé brièvement, il pourrait générer un sentiment de familiarité qui nous donnerait l'impression que nous avons déjà vécu le même événement dans les mêmes conditions.
L'impression de déjà-vu ne serait donc finalement qu'une illusion perceptive due à un dysfonctionnement temporaire de notre cerveau [11].
[1] " any subjectively inappropriate impression of familiarity of a present experience with an undefined past ". Neppe (1983) cité par Brown (2003).
[2] Ces références sont citées par Brown, 2003. Nous renvoyons donc le lecteur à cette publication pour plus d'informations.
[3] " Ross et Joshi (1992) removed the déjà vu question from their analysis of 15 other questions on the paranormal because the reported déjà vu incidence was too high to be considered paranormal". Extrait de Brown, 2003. Les auteurs n'ont pas précisé en deçà de quel pourcentage ils auraient considéré qu'il s'agissait d'un phénomène "paranormal". On peut d'ailleurs se demander si la fréquence d'un phénomène est un critère permettant de le qualifier de "paranormal". À partir du moment où il est observé même pour une très faible proportion de la population, est-ce le phénomène ou son explication qui devient "paranormal(e)"?
[4] " Oh, cette impression, nous (elle et sa soeur) la connaissons depuis l'enfance; nous avions l'habitude de dire que les choses nous paraissaient familières sans doute parce que jadis, lors que nous étions encore des crapauds, nous les avions déjà vues“.  extrait de Un cas de "déjà vu", Sandor Ferenczi (1912).
[5] "À chaque étape [du voyage], Lesage avouait une impression de déjà-vu si caractéristique des souvenirs d'une vie antérieure […] La fresque ornant le tombeau de Méra et qui représentait des scènes de moisson était identique, absolument identique, au dernier tableau peint par Lesage. Le sentiment de déjà-vu qu'éprouvait Lesage se mua alors en certitude: il était un réincarné. " P. Vigne (1992, p. 19-21).
[6] Propos extraits du "duel" entre Paco Rabanne et Mac Lesggy sur la page internet de VSD: L'intuition est-elle forcément liée au surnaturel?: http://www.vsd.fr/contenu_editorial/pages/magazine/kiosque/duel/duel206.php
[7] Voir le site de l'ARE (Association for Research and Enlightenment) consacré à l'étude des lectures de Cayce: http://www.edgarcayce.org/en_francais/
[8] http://www.paranormalinfo.com/Les-Impressionsde-deja-vu.html
[9] Un trouble de mémoire sur l'Acropole, lettre de Sigmund Freud à Romain Rolland (1936).
[10] "Je crois qu'on a tort de qualifier d'illusion la sensation du "déjà vu et déjà éprouvé". Il s'agit réellement, dans ces moments-là, de quelque chose qui a déjà été éprouvé; seulement, ce quelque chose ne peut faire l'objet d'un souvenir conscient, parce que l'individu n'en a jamais eu conscience. Bref, la sensation du "déjà vu" correspond au souvenir d'une rêverie inconsciente. Il y a des rêveries (rêves éveillés) inconscientes, comme il y a des rêveries conscientes, que chacun connaît par sa propre expérience“. Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne (1901).
[11] A moins que comme Néo, le héros du film de science-fiction de Larry et Andy Wachowski, nous vivions dans la "Matrice". Dans ce cas, le déjà-vu n'est qu'une modification, du code source générant le monde que nous percevons, comme lui explique sa partenaire, Trinity: "The déjà vu is usually a glitch in the Matrix. It happens when they change something“.
Bibliographie
•Bartolomei F., Impression de “déjà-vu”?, Cerveau et Psycho, n°10, juin-septembre 2005.
•Bartolomei F., Barbeau E., Gavaret M., Guye M., McGonigal A., Régis J., Chauvel P., (2004). Cortical stimulation study of the role of rhinal cortex in déjà vu and reminiscence of memories, Neurology, 63(5): 858- 864.
•Brown A. S., (2003). A review of the déjà-vu experience, Psychol. Bull., vol. 129, n°3, 394-413.
http://gatorlog.com/images/dejavu.pdf
•Ferenczi S., (1912). Un cas de " déjà vu ".
•Freud S., (1901). Psychopathologie de la vie quotidienne.
http://classiques.uqac.ca/classiques/
•Freud S. (1936). Un trouble de mémoire sur l'Acropole, lettre à Romain Rolland.
http://www.megapsy.com/Textes/Freud/biblio103.htm
•Vigne, P. (1992). La réincarnation, De Vecchi Poche.
•Stevenson I., (1995). Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures, ed. Sand.
Internet
•Dictionnaires sceptiques:
http://skepdic.com/dejavu.html
http://www.sceptiques.qc.ca/SD/dejavu.html

Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9j%C3%A0_vu

Les travaux de Vernon Neppe: http://www.pni.org/books/deja_vu_info.html

Psiland: http://www.paranormal-info.com/Les-Impressions-de-deja-vu.html
Écrit par Géraldine FABRE - .zetetique.fr




Le prénom et sa résonance dans l'espace. 1/4

pouvoirs du nom et prénom
Votre prénom est bien plus important que vous ne le pensez. Même si, de nos jours, c'est tendance… ha, cette façon qu'on les Français de critiquer les américains pour, finalement, les copier tout le temps! en se croyant “fashion“ autre mot copié-collé de l'angliche qui veut dire tendance, mode, être dans le coup! Appeler les gens par leur prénom: pour faire sympa… et snob. Pour aussi se rassurer?
Puis-je vous appeler par votre prénom? C'est bien quand la personne demande…. Parfois, cela vous est imposé, par exemple dans une équipe de travail: “bon, on s'appelle tous par nos prénom! on va pas faire dans le chichi…". Et vous voilà, sommé d'obéir pour ne pas faire…. chichiteux. C'est à la mode d'appeler les gens par leur prénom, même quand on ne les connaît pas bien.
Vous avez donc remarqué que l'on appelle de plus en plus de gens par leur prénom. Et que l'on est soit même désigné par notre prénom, même par des personnes qui ne nous connaissent pas du tout, au premier contact.
Pour certains, vous devez en connaître comme moi, c'est devenu systématique, surtout lorsqu'ils rencontrent quelqu'un de prestigieux, ou une personnalité connue, de forte notoriété. L'appeler par son prénom, même si on ne la connaît pas plus que ça, voire pas du tout, devant un tiers va leur donner ainsi l'aura d'être un intime de cette personne, pour en mettre plein la vue à ce tiers qui, on l'espère, va faire ainsi rejaillir, par transmission,  l'importance du personnage ainsi désigné vers la personne de celui qui l'a appelé par son prénom. Se dorer la pastille au soleil de l'autre? Le pire quand quelqu'un qui fait la même profession prends un pseudo presque pareil au vôtre: cela m'est arrivé à Toulouse.
Il est ainsi très chic de parler de François au lieu de François Hollande ou François Fillon (à condition de ne pas se tromper, il vaut mieux bien connaître ses amis!). Ça marche bien dans les partis politiques: plus la personnalité est importante, plus on va lui donner du Nicolas ou de Marine.
Dans L'Express il y a eu récemment un article, rédigé par Anne, Anne Rosencher. Elle nous permet d'aller analyser ce que signifie cette Prénom-mania. Elle appelle ça "la nouvelle tyrannie du prénom". Pour expliquer cette disparition du nom de famille dans nos relations sociales, elle cite Jean-Pierre (Le Goff), sociologue, qui considère que cette habitude est symptomatique de notre époque :
"L'individu s'insère de moins en moins dans une dimension collective institutionnelle. On ne pense plus les rapports que dans un monde dual- deux individus particuliers interagissant avec une forte dimension psychologique et affective. Le nom de famille, lui, renvoyait à une filiation. Une insertion dans une lignée".
Et cette relation duale est tellement prioritaire qu'elle est aussi le moteur de ceux qui appellent ainsi tout le monde par leur prénom. Alors qu'il suffit de regarder les films du début du siècle dernier pour y voir les personnages s'appeler par leur nom uniquement. À l'époque, c'était le prénom, intime, qui était occulté. On parlait du patron ou du collègue en l'appelant Dubois ou Dupont, et surtout pas Jean-Claude ou Bernard. Il y avait d'ailleurs une expression populaire, que l'on n'entend moins ou plus du tout, qui servait de cordon sanitaire à trop de familiarité: "On n'a pas gardé les cochons ensemble".  Cette expression était plutôt celle de personnes de la haute société qui n'acceptaient pas trop de mixité sociale. Un  autre moyen de ramener à l'ordre un individu peut se faire en nommant son nom complet, puisque celui-ci inclut l'identité personnelle et la position familiale de ce même individu.
Mais aujourd'hui, comme le dit Anne Rosencher dans son article,
"Tout le monde semble avoir gardé les porcins ensemble: les animateurs du PAF, les participants aux jeux télévisés, les polémistes, les artistes, les hommes politiques“.
Alors que dans la société du XIXe siècle les seuls à être appelés par leur prénom étaient les domestiques. Comme la fameuse Mariette chez Balzac.
Parfois cet usage du prénom sans sommation peut faire réagir. La meilleure façon est de répliquer: “Je vous appelle Monsieur Machin; appelez-moi Mme Truc, et pas Ghislaine: nous ne sommes pas amis“.  (sous entendu, ne vous en déplaise, car moi, cela me déplait fortement). C'est une demande de respect, et de distance à récupérer en esprit pour faire calmer les ardeurs d'un qui vous fait face et comme on dit vulgairement “qui s'y croit“.
Face à cette évolution, et à l'importance prise par le prénom dans la société et les relations humaines, le prénom devient une étiquette qui renseigne sur la personnalité. Personnellement, je m'en sers pour donner un âge à la personne. Pour les plus de 55 ans, les prénoms se situent dans le genre: Josette, Maryse, Martine, Christiane. Les 50 ans sont plutôt des Brigitte et Béatrice, Geneviève. Les plus de 70 ans sont: Joséphine, Justine, Amélie, Jeanne, Suzanne. Les quadragénaires sont des Fabienne, Nathalie, Valérie, Séverine…
Le choix n'étant plus contraint par la loi. Jusqu'en 1993, la règle obligeait les parents à choisir parmi les "noms en usage dans les différents calendriers et ceux des personnages connus de l'histoire ancienne". Une loi de 1993 a aboli tout cela. Les parents sont alors libres de laisser libre cours à leur imagination. Et désormais, les nouveaux prénoms sont du n'importe quoi.  On observe des phénomènes de mode. Plus particulièrement en France, de nos jours, après une vague des prénoms américains apparus dès les années 1970/1980 et issus des séries télévisées américaines (Anthony, Gregory, Michael/Mickaël ou en encore Ste[e]ve).
Heureusement que l'on peut changer l'étiquette et ils sont de plus en plus nombreux ces mal-nommés. 2500 à 2800 Français obtiennent chaque année l'autorisation de changer de prénom auprès de l'état civil (contre 1500 avant 1993). 80% des demandes proviennent de personnes qui ont au moins un parent né à l'étranger. Le changement est de se séparer de son identité nationale (Samia devient Marie, Mustapha devient Maurice).
On est dans ce que Jean-Pierre Le Goff appelle la "désaffiliation": l'individu complètement individuel, coupé de toute généalogie, et de l'héritage symbolique de ses parents. D'un autre côté, pour certains, on les comprend. Cependant, le prénom reste très important dans la plupart des cultures dites occidentales. Il permet de se reconnaître comme entité à part entière et de distinguer la parenté de la hiérarchie.
Du côté du “para-normal“ du “sur-naturel“ ou, comme je dirais plutôt du simple bon sens, car tout ce que je vais écrire ci-après, c'est moi qui y ait réfléchi, (donc, je revendique haut et fort la paternité: il y a trop de gens qui s'approprient mes recherches en les nommant comme de leur fait) il y a des choses à savoir, si vous voulez le bonheur de vos enfants, que je vous indique dans une prochaine note.
Le prénom, dans la numérologie et l'étymologie populaire, est vu par certains mouvements spiritualistes comme un moyen de connaître la personnalité affective de l'individu, qui serait "formé" à partir de son prénom ou influencé par sa consonance. Le prénom entraine des tendances affectives qu'il apporte par “la vibration“ (expression remplaçant le mot "couleur") liée au destin du porteur de ce même prénom. Cette étude relève de l'anthroponymie, envisageant l'origine des noms de personnes. Ces noms peuvent ne pas indiquer seulement des métiers (Boulanger...), mais aussi des lieux (Dupont...). Les noms propres de lieux (Borderouge) font l'objet de la toponymie. Elle forme avec l'anthroponymie ce qu'on appelle l'onomastique: une branche de la lexicologie.
A suivre
ATTENTION: Ne donnez JAMAIS un diminutif à votre enfant ou un surnom; explication dans la note 3


Le nom de famille et sa résonance dans l'espace. 2/4

nom de famille, danger
vendredi 7 avril 2017, 06:24
… et une astuce pour faire croire que vous êtes voyant-e!
Quelques années avant que je ne m'intéresse aux phénomènes du surnaturel, adolescente, j'ai connu un garçon de mon âge qui se prénommait Alain. “Prénom bien de chez nous allez-vous me dire, mais comment vous a-t-il entraîné sur les chemins du “paranormal“?.
Cet ado boutonneux comme il se doit, était fort casse-pied à mon encontre, “collant“ comme on disait entre filles à cette époque. Il s'était pris d'affection pour moi (j'avais la “côte“ encore une expression des sexties) et perso, il ne me plaisait pas, pour je ne sais quelle obscure raison, comme on en a à cet âge-là. Un jour où il m'avait bien cassé les pieds, j'ai dis tout haut à notre bande (de blousons noirs, à l'époque) “Alain, t'est infernal, f… moi la paix!". Au même moment, j'ai compris que j'avais associé deux mots qui allaient bien ensemble (comme Michel et Danielle…. Les Beatles). Alain-fernal, Alain-supportable, etc, etc…. ceci est resté dans un coin de mon esprit.
Comme vu précédemment, le prénom, (le Verbe étant au commencement des choses) porte en lui une “vibration“ (expression remplaçant le mot "couleur" dans le sens “énergie“) liée au destin du porteur de ce même prénom. Comme j'ai avancé de plus en plus dans les études sur le “para-normal“ je me suis demandée si les prénoms et noms de famille ne pouvait contenir en eux-mêmes des “informations spéciales“.
J'ai pu trouver des informations qui corroborent mon intuition: on appelle cela un “aptonyme“; c'est un néologisme québécois qui correspond au nom de famille d'une personne qui est étroitement liée à son métier ou à ses occupations. Ce terme vient de "apte" approprié, qui convient et "onyme" le nom. Un aptonyme est un nom de famille ou un prénom possédant un sens lié à la personne qui le porte, le plus souvent en relation avec son métier ou ses occupations. On peut facilement constater ces exemples tous les jours: Edith Cresson, ministre de l'agriculture; Jacques Delors, ministre des finances; Thierry Le Luron, humoriste; Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles; les frères Lumière, inventeurs dans le domaine du cinéma et de la photographie, Henri Poincaré, mathématicien et son cousin Raymond, président de la République française de 1913 à 1920 connu pour sa pugnacité. etc.
Du côté maternel, le nom de famille c'est Pierre. Et, perso, je trouvais qu'ils étaient durs comme la pierre, ces Audois. Il y avait là quelque chose à creuser me suis-je dis. Plus tard, j'ai remarqué que de nombreuses personnes avaient comme profession quelque chose qui rappelait leur nom de famille… J'ai connu un fleuriste qui s'appelait Rozies, un boulanger qui s'appelait Dufour et un vendeur de literie qui s'appelait Soms. Remarquez-le autour de vous, vous en constaterez tous les jours.
Un petit truc amusant, en passant et vous pourriez dire que vous êtes devenu-e voyant-e… sauf si vous me rencontrez sur votre chemin! Mais, d'abord quelques explications:
La Cognomologie est l'art de comprendre le caractère d'un homme d'après le nom qu'il porte; on pense que c'est Maurice Garçon, historien et, surtout, avocat. Il a écrit de très nombreux ouvrages et a, tout de même “finit“ à l'Académie française. Passionné de littérature ésotérique, il a écrit plusieurs livres sur la sorcellerie.
De même, un anglais, Sterne écrivain prolifique aurait, lui aussi, écrit une bonne centaine d'années plus tôt de manière étonnante des romans qui n'en finissait pas de digresser et qui auraient pu inspirer Me Garçon.
Un autre écrivain bien connu, Balzac aurait utilisé ce procédé pour nommer les personnages de sa “Comédie Humaine“.
Personnellement, faisant (et en même temps entraînant) confiance en mon intuition, je me suis souvent amusée à ce petit jeu de voyance. Ce n'est pas tout-à-fait de la cognomologie, mais c'est une “joyçologie“. Je lui donne mon nom puisque c'est moi qui l'aie inventé! (oui… je sais….).
Prenez le nom de famille d'une personne de votre entourage. Et prononcez-le à haute voix en détachant les syllabes.
Prenez par exemple ce nom de famille, bien de chez nous: Borderouge.
Prenez Bor et associez tout ce que vous connaissez: bor.. del (car la personne n'est pas très rangée dans son travail ou, il dit souvent ce juron)… Bord… d'eau (en fait, il est, souvent, né à Bordeaux ou dans une ville bordant un fleuve, on un port)… Bor… salino… il est un peu voyou sur les… bords?
Continuez par Borde… les draps (il est dans votre lit? pas encore? vous voudriez?). Ne dites pas non, voyons: pourquoi perdez-vous du temps à mumuser avec son nom?
Il y a aussi le mot vulgaire bordel? regardez sa voiture, son bureau: bien rangés?
Prenez la fin de son nom: Rouge… de colère… il pique sans cesse des colères? Rouge… comme un coq! (c'est un coureur de jupons? il est orgueilleux comme un coq,).
C'est amusant oui! Cela peut vous donner des indications sur sa psychologie, son comportement dans la vie….. et si, en plus, sa profession concorde (plus ou moins) avec son nom, alors-là! Chez moi, à Toulouse, il y a un quartier qui s'appelle “Borderouge“. Dans ma jeunesse, c'était le nom d'un lieu-dit, avec son chemin de Borderouge. Borde, c'est une lisière de bois (patronymie de noms de lieux français). Rouge parce que la terre est rouge (ocre dans le coin?). Toulouse, ville Rose… car les maisons sont faites de briques rouges, de la terre des alentours.
A suivre
ATTENTION: Ne donnez JAMAIS un diminutif à votre enfant ou un petit surnom; explication dans la note 3

Le surnom ou petit nom et sa résonance dans l'espace. 3 /4..

ne pas donner de surnom
// mercredi 19 avril 2017, 06:47 /
. le danger des “petit-nom“ donnés à vos enfants…
… et l'astuce pour retrouver le moral et calmer ses angoisses.
C'est vers les XIIe et XIIIe qu'apparurent les patronymes en France; ils avaient pour objectif de différencier les personnes portant un même prénom et ils ont été “montés“ sur un défaut, une qualité, une profession, une attitude morale ou non ou un lieu géographique.
Parfois, on donnait comme nom de famille le prénom aux enfants abandonnés, trouvé sur le parvis des églises; parfois, on les prénommait Bienheureux (d'avoir été trouvé avant de décéder sous la neige) suivi du nom du saint du calendrier du jour où on l'avait trouvé devant l'église en question. D'autres étaient des Dieu-donné puisque c'est plus facile et pas compliqué à cogiter. En Espagne, longtemps, l'enfant a porté le prénom du saint du calendrier du jour où il est né. Classique. Quant aux “Désirée“ en France, ou “Aimée“, vous comprenez le pourquoi du choix des parents âgés.
Un surnom est dit “hypocoristique“; c'est une forme abrégée ou diminutive d'un nom individuel (Jacquot...). Il est généralement créé - affectueux ou familier - par l'entourage immédiat, avant d'être adopté par les étrangers. Il doit être distingué des sobriquets, au contraire, qui viennent du dehors (donnés par des tiers inconnus): si beaucoup sont simplement descriptifs, d'autres sont nettement péjoratifs, marqués par la malignité publique.
L'astuce pour retrouver la paix et le calme qui guérit les angoisses: de nombreuses clientes m'appellent et sont plutôt dépressives. Pour leur remonter le moral, je leur demande d'utiliser ce truc: répéter chaque fois qu'elles sont désespérées leur prénom et leur nom de jeune fille. En effet,  tout dans l'univers, se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Vibration et énergie y sont synonymes. Si l'on se pose sur l'hypothèse de la création de l'Univers selon le "big-bang", on se dit qu'il n'y a rien, que c'est l'immense néant, le vide. Puis, tout à coup, c'est l'explosion, ce big-bang qui fait que tout commence. Mais, le big-bang, qu'est-ce sinon explosion. Qui dit explosion dit bruit, force vibratoire et donc énergie de propulsion. "Au commencement était le Verbe“.  Concernant l'histoire de la création, toutes les traditions indiquent un lien avec le Verbe, le Son, le Souffle, la vibration…
Dieu dit, que la lumière soit…“ Bien sûr, la lumière fut; mais avant ce fait, il y a eu cette parole, il y a eu ce son, il y a donc ce début, ce bruit, cette vibration… J'aurais l'occasion de vous reparler du son, du bruit, des vibrations. Au passage, allez visiter mon site sur les problèmes causés par l'électromagnétisme:
www.on2nocives.com
Ainsi donc, à votre naissance, vos parents ayant choisi, je l'espère avec soin votre prénom qui, naturellement est associé au nom de la famille, vous possédez donc une propre énergie, votre propre force vibratoire. Répéter votre prénom et nom de famille vous permet de vous ré-aligner, en quelque sorte, sur votre propre onde énergique. On retrouve ainsi sa force et son énergie. Si on fait cela en s'endormant le soir, on peut enfin dormir au lieu de se laisser envahir par ses pensées négatives, quand tout va mal dans notre vie.
Je peux indiquer ceci car, je l'ai inventé un soir où ma vie me semblait affreuse et catastrophique au point d'en perdre le sommeil. Faisant cela, j'ai même eu l'occasion de constater que, le lendemain, j'avais “de la chance“… par exemple, trouver par miracle, une place de parking pour garer ma voiture en plein centre de Toulouse ou bien, entendre un bruit étrange dans le moteur de sa voiture, avoir peur qu'il y ait un grave problème lourd financièrement et puis, non, miracle! le bruit cesse, tout va bien. Ouf!
Essayez mon truc “prénom“ comme je l'appelle: cela marche à coup sûr pour s'endormir. Surtout si vous badigeonnez vos épaules avec ma potion antidouleurs, voir sur le site www.biotine-sep
Comme il est indiqué plus haut, on peut utiliser à son profit sa forme vibratoire personnelle. Mais, attention: vous risquez de nuire fortement à votre enfant si vous diminuez dans l'espace sa propre forme vibratoire. Mais comment? Je sais, vous ne voulez que le bien de votre enfant. Vous l'adorez, ce petit! Remarquez que je n'ai pas écrit: Petit Bout!
Petit Bout de quoi? de viande? de spermatozoïde? de fille? de garçon? d'homme?
“Allons, allez-vous me dire, pas du tout, vous dites n'importe quoi?
Ha? hé vous, avez-vous réfléchi à votre idiot d'automatisme?".
Comme je l'indique dans la  “Magie du calendrier“, une autre note de mon blog, il faut faire très attention à l'utilisation de la photo d'un enfant sur un calendrier.
De même, donner un surnom à un enfant réduit sa vibration dans l'espace. Vous le diminuez, vous rognez ses ailes, vous le circonscrisez à n'être pas grand-chose. Il possède, à cause de vous, accroché à son sac mémoriel une restriction qui le retiendra et finalement, cela l'empêchera de réussir pleinement ses espérances, ses capacités.
Vous avez longuement réfléchi quand vous étiez enceinte au prénom de votre enfant. Vous l'avez choisi avec amour. Il sera le produit de vos deux personnalités réunies dans une forme vibratoire “famille“. Peut-être, après tout, tout le monde n'est pas inconscient du mal que vous faites à votre enfant, avez-vous réfléchi aux petits noms ou aux plaisanteries de la cour de récré? Mais, vous serez toujours loin du compte. Tous ceux qui détesteront votre enfant, à l'école, au lycée, à l'usine, au bureau, lui donneront des surnoms peu amènes. Il lui faudra longtemps pour s'en débarrasser.
Alors, si vous-même chargez le sac à dos, c'est épouvantable! C'est quoi finalement le diminutif? c'est un procédé de dérivation lexicale qui ajoute à un mot l'idée de petitesse ou de fragilité; c'est l'opposé d'un augmentatif. Les diminutifs sont fréquemment utilisés comme hypocoristiques, c'est-à-dire pour ajouter une nuance affective, caressante au mot considéré. Ils sont ainsi fréquemment formés sur les noms propres, où ils correspondent à une forme de surnom. Les diminutifs sont d'un emploi assez restreint et figé en français, mais de nombreuses langues ont des procédés très productifs de formation des diminutifs, souvent par amuïssement ou suffixation (En français, un diminutif est plutôt utilisé dans un cadre familier et affectif).
Ne pas confondre avec un sobriquet, qui est un surnom familier donné par dérision, moquerie ou même affectueusement et qui peut être fondé sur quelque défaut de corps ou d'esprit, ou sur quelque singularité… Il doit être distingué du surnom hypocoristique, qui au contraire, est une forme abrégée ou diminutive d'un nom individuel (Jacquot...) et est généralement créé -affectueux ou familier- par l'entourage immédiat, avant d'être adopté publiquement.
(Pour être complète, je parle rapidement du cognomen, les épithètes associées au prénom depuis le temps des romains: on l'obtient avec un trait physique ou une origine furent à l'origine des premiers surnoms: Calvus (le chauve), Claudus (le boiteux), Crassus (le gros), Caecus (l'aveugle), Strabo (celui qui louche); Romanus (le Romain), etc. Certains pouvaient reprendre un trait de caractère: Clemens (le doux) ou plus dur Louis Le Hutin. On a même eu le Roi-Soleil (autoproclamé, certes) et Louis le Bien-Aimé, le XVe je crois).
Enfin, la truculence romaine et une certaine autodérision mirent aussi en usage divers surnoms peu flatteurs: Brutus (l'idiot), Caudex (la bûche - au figuré, l'idiot), Paullus (le chétif), Balbus (le bègue), Cicero(n) (le pois chiche). Les femmes pouvaient avoir un cognomen suivant leur nom de famille: Secunda, Tertia, Fausta, Maior.
En France, on en retrouve les premières traces écrites au XIIe siècle. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, le nom de personne ou nom de baptême (le plus souvent celui d'un des saints du jour de sa naissance) est donc le nom principal de toute identité. Il dérive, pour l'Europe latine, du cognomen romain. Il est accompagné (généralement suivi), afin de distinguer les différentes personnes portant le même prénom, de différents noms déterminants : nom d'origine géographique, de résidence (du chêne, l'angevin…), de filiation (patronyme: Martin, Jean…, de parentalité, de métier (le marchand, boucher)…, ou surnom - souvent une singularité liée au physique ou au caractère (sobriquets comme le grand, le bon, joly ou encore Martineau, le petit Martin).
Aussi a-t-on, durant les derniers siècles du Moyen Âge en Europe, plus tard ailleurs (dans les pays arabes par exemple), au moment de fixer pour chacun un nom de famille, choisi ces déterminants. L'un d'eux devient nom de famille et acquiert, dans l'identité, une place prépondérante. Le nom de personne n'est plus alors qu'un "pré-nom", ce n'est plus lui qui sert d'entrée dans les dictionnaires bien qu'il précède le nom de famille dans le temps (c'est le nom de l'enfance), dans la graphie et dans l'usage oral, d'ailleurs étymologiquement, prénom signifie avant le nom (pré-, de l'adverbe et préfixe latin prae, " devant, avant“ et merci à Wikipédia pour cela).
Stop a Dédé (pour André), Zizou, Pat, Patou (pour Patricia), Pépette (pour Josette) Max (pour Maxime), Filou (pour Philippe), Coucoune, Louloute (pour Louise ou Louana) P'tit Louis ou P'ti Pierre (pour le différencier de son père qui a le même prénom… le pire: Junior, aux U.S.A.).
A moins que vous ayez choisi de prénom coupé: Max, Phil (boudu le pauvre!).
Si vous avez choisi Lynette et que vous dites Lili, ce n'est pas du tout la même chose: faites donc l'effort de nommer l'enfant comme vous avez décidé de le faire de façon officielle. Si vous voulez qu'il réussisse dans la vie. Quand on a un bébé dans ses bras, bien sûr, tout le monde bêtifie: mon petit bout (si vous y tenez), mon coucounet, mon petitout, mon….
Ce n'est pas interdit. Mais, lorsque l'enfant commence à marcher et à être propre, cessez les diminutifs et les surnoms bêtifiant. Donnez, si vous voulez des mots gentils, de vrais mots de la langue française à votre enfant ou à votre chéri(e): ma chéri, mon amour, ma caille (à la rigueur), mon cœur.


Le surnom ou petit nom et sa résonance dans l'espace. 4

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lundi 24 avril 2017, 06:07
… et des exemples concrets d'autres personnes et de ma famille
On peut rattacher aux prénoms un phénomène psychologique qui peut devenir un vrai tourment pour certaines personnes, je veux parler de parents qui donnent à leur enfant le prénom du puiné disparu. J'ai connu une dame très gentille qui m'a expliqué qu'on lui avait donné le prénom de sa sœur aînée qui était décédée au bout de très peu d'années d'existence. C'était pour elle un tourment de tous les instants d'autant que ses parents ne cessaient de parler devant elle de la fillette disparue…. On appelle cela des prénoms- hommage: mais ils sont trop lourds à porter. Cette personne n'avait pas confiance en elle, elle était timide et souffrait de parkisonnite depuis sa plus tendre enfance. Ses mains tremblaient sans cesse (comme quelqu'un de célèbre, J.P. Coffe).
Attribuer le prénom d'un grand-parent ou d'un proche, disparu ou non, est une pratique encore fréquente, il faudrait que les parents s'interrogent sur le poids d'un tel prénom sur l'enfant. Pour de nombreux spécialistes, en effet, porter le prénom d'un défunt n'est pas anodin. La démarche des parents part d'un bon sentiment. C'est une manière de dire que la vie continue. Lorsqu'on meurt, on tombe dans l'oubli. Redonner le prénom d'un proche disparu est une façon de faire revivre la personne, expliquent les psychanalystes.
Mais, là, demeure un problème de taille car ce choix se fait au détriment de la propre identité de l'enfant. On répète le prénom pour faire vivre la mémoire de quelqu'un au travers d'une autre personne. C'est une sorte d'exutoire des névroses des parents. Une manière pour eux de faire leur deuil. L'enfant doit se réaliser en acceptant cela et cela peut entrainer des risques de souffrances psychologiques plus ou moins forts.
Ma grand-mère maternelle, espagnole émigrée en France en 1915 a eu 11 enfants, cinq garçons et six filles. Cinq d'entre-elles sont décédées de maladies enfantines, de celles qu'on n'a plus de nos jours quand on fait vacciner son enfant ou, si on est idiote de ne pas le faire, merci la science, on a des antibiotiques. Une de ses filles s'appelait Nicole et, malheureusement celle-ci est décédée d'une rougeole. Comme ma grand-mère était enceinte (et bien sûr elle ne savait pas de quel sexe serait l'enfant) et voulu appeler son futur bébé du même prénom. Ce fut un garçon et elle l'appela Nicolas. Mon oncle est décédé à 70 ans passé.
Mon papa entendit souvent sa maman lui parlait de sa petite fille décédée (qu'il n'avait pas connue) mais qu'elle idéalisait beaucoup. Lorsqu'il fut papa (et comme c'était un prénom à la mode) il donna à cette enfant le prénom de Nicole. Bien sûr, ma mère ne fut pas du tout d'accord: “cela lui portera malheur dit-elle“. Pour une fois, elle a eu raison, ma petite sœur est décédée à l'âge de cinq ans. Au même âge que notre tante Nicole.
Plaçons-nous du côté de l'enfant: comment grandir et s'épanouir lorsqu'on porte le poids de la mort? Des études ont montré que de nombreuses personnes souffraient de troubles bipolaires à cause du prénom choisi par leurs parents (proche décédé et autres cas). Mais ce n'est pas tout. La grande spécialiste de l'enfant, Françoise Dolto expliquait “que les bébés commençaient souvent à souffrir d'insomnie et à pleurer la nuit lorsqu'ils atteignaient l'âge d'un aîné décédé prématurément de la mort subite. Et l'on s'est aperçu, par la suite, que ce phénomène était encore plus important lorsque le bébé portait le même prénom que son frère ou sa sœur disparu(e). C'est sa façon à lui de répondre à ses parents. Le sommeil répond à la pulsion de mort. En ne dormant pas, en pleurant l'enfant exprime qu'il est en vie, manière pour lui de rassurer ses parents. Voilà pourquoi, certains psychologues déconseillent fortement aux futurs parents de prénommer leur enfant comme celui d'un aîné disparu.
Cela peut entraîner des questions telles que: pourquoi je vis, et pas mon frère, ma sœur…
Jusqu'au XIXe siècle voire début du XXe siècle, dans certaines catégories sociales, les prénoms étaient presque tous transmis. Donner le prénom d'un grand-parent était une pratique ancrée dans la tradition. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce type d'hommage est aujourd'hui plébiscité. Il y a vingt ans, ces prénoms étaient surtout attribués en 2e et 3e position, mais avec l'essor des prénoms anciens, qui reviennent à la mode, attribuer le prénom d'un grand-père ou d'un aïeul est assez fréquent dans certaines cultures, appeler un nouveau-né comme un aïeul  est une manière d'inscrire l'enfant dans la lignée familiale. En Corse, rendre hommage à un proche disparu est une véritable coutume. Le prénom se transmet de grand-père à petit-fils, de grand-oncle à neveu.
J'en ai déjà parlé plus haut, les protestants anglo-saxons attribuent souvent au fils aîné le prénom du père, en y ajoutant, parfois, "Junior". Des études américaines ont démontré que lorsque les parents faisaient ce choix, ils projetaient sur l'enfant le vécu du père. Lorsque ce dernier réussit ou a réussi dans la vie, l'enfant subit une sorte de pression à l'excellence, qui peut être très mal vécue. Le fait de posséder le prénom du père pourrait aussi constituer un facteur prédisposant à la maltraitance en raison du niveau d'attente formé par les parents à l'égard de l'enfant. Plusieurs études montrent en effet que les parents rejettent leurs frustrations sur celui-ci.
Contrairement aux garçons qui ont le même prénom que leur père, les filles aiment moins leur prénom quand elles portent celui de leur mère. Elles auraient donc davantage le besoin de se singulariser par le prénom.  Quant à la mode de donner un prénom de chanteur, prudence, il ne faut pas s'imaginer que l'enfant sera aussi bon chanteur ou acteur que son artiste préféré. L'enfant ne nous appartient pas et qu'il a sa propre vie à mener.
Pour en revenir avec les coïncidences de la vie. Nous avons une mère qui nous a mal aimés (pas du tout même) et qui est ratiocinante et fort mégère; se mêlant de nos vies d'adultes, tous avons fini par nous séparer les uns des autres pour avoir la paix. Les trois aînés de ma famille qui, pourtant ne se sont pas vus depuis leur majorité, ont donnés à leur enfant aîné un prénom commençant par F: Frédéric pour mon frère aîné, Fabienne pour ma fille, Fabrice pour mon petit-frère. Nous ne nous sommes jamais retrouvés et réunis. La fratrie est définitivement morte. Certains me diront d'étudier la généalogie transpersonnelle…. Mais, dans ce cas je suis persuadée qu'il n'y a qu'une simple coïncidence.
Prochaine note sur: Les coïncidences
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