Pour ceux et celles qui s'intéressent à ces forces et ces capacités étranges.


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Les histoires Fantastique3




Afin d'appréhender tout ma philosophie, dégagée d'après mes 44 années d'études sur les pouvoirs de l'esprit, il faut lire TOUTES les notes que j'ai écrites (je sais, cela fait du travail!). Mais, sans cela, vous ne pouvez pas comprendre la vérité des choses... à moins que vous ayez vous-même, autant d'années d'études sur ce sujet et un QI de plus de 130, (le mien n'est que de 130).
Grenouilles de bénitier et autres malades de quelconques religions, s'abstenir: vous risquez d'être choqué-es... On appelle cela: liberté d'expression!
Les notes sont placées au fur et à mesure de l'ancienneté dans les archives, voir le sommaire ci-après.

Attention aux droits d'auteurs. Tous mes textes sont déposés.
Veuillez prendre note que, pour faciliter la lecture, le genre masculin inclut également le genre féminin dans toutes mes notes.
J'avertis les lecteurs que dans mes articles, malgré ce que vous pourriez croire, il n'y a aucune apologétique chrétienne.
J'utilise des références de nombreuses religions, croyances, mythes ainsi que des références littéraires pour donner des “images“ de compréhension vivante.



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SOMMAIRE des archives

Dans les archives, les notes sont classées des plus récentes au plus  lointaines ....
Tous mes textes bénéficient du droit d'auteur.©


Archive 23
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•NON! pas de vie après la mort
•Transmission
•Notre cerveau est capable d'anticiper nos actions
•Notre cerveau est capable d'anticiper nos actions
•“La musique, le cerveau et nous“
•L'empathie, une affaire de biologie
•Saviez-vous que la musique nous rassemble?

Biais de confirmation

mardi 19 juin 2018, 08:10
voir aussi: petite réflexion sur le biais cognitif
voir aussi! hypothèse ad doc

J'en ai déjà parlé dans l'article: Mozart, l'intelligence, les bananes
“C'est la curieuse et perpétuelle erreur de compréhension humaine d'être plus ému  et excité par les affirmations que par les négations“. Francis Bacon
Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu'un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l'importance de ce qui les contredit. Par exemple, si quelqu'un croit qu'il y a une recrudescence d'accidents à la pleine lune, il remarquera les accidents qui se passent à la pleine lune, mais fera moins attention à ceux qui arrivent à d'autres périodes du mois. Une tendance à faire ceci sur une longue période de temps renforce de façon injustifiée la croyance en cette relation entre pleine lune et accidents.
Cette tendance à accorder plus d'attention et de poids aux données qui appuient nos idées préconçues et nos croyances qu'à celles qui les contredisent est particulièrement pernicieuse lorsque nos idées préconçues et nos croyances ne sont que des préjugés. Si nos croyances sont fermement établies sur des preuves solides et des expériences valides qui les confirment, cette tendance à donner plus d'attention et de poids aux données qui cadrent avec nos croyances ne devraient pas nous égarer; en règle générale. Bien sûr, si nous devenons aveugle aux preuves qui réfutent complètement une hypothèse préférée, nous franchissons alors la ligne entre être raisonnable et être borné.
De nombreuses études ont démontré que les gens accordent généralement une importance excessive aux données confirmantes, c'est-à-dire aux données qui sont positives ou qui appuient une position (Gilovich, ch. 3). Thomas Gilovich émet l'hypothèse que la “raison la plus probable pour expliquer cette influence excessive de l'information confirmante est qu'elle est plus facile à traiter, cognitivement parlant“. Il est plus facile de voir comment une donnée appuie une position que de voir comment elle pourrait la contredire. Prenez comme exemple une expérience typique de perception extra-sensorielle (PES) ou d'un rêve apparemment prémonitoire : les réussites sont souvent sans ambiguïté ou les données facilement triturées pour paraître positives, alors que les échecs demandent un effort intellectuel pour être même perçus en tant que tels ou pour les considérer comme significatifs. Il a été montré que la tendance à accorder plus d'attention et de poids au positif et à ce qui confirme influence la mémoire. Lorsqu'on se creuse la mémoire pour trouver des données en rapport à une hypothèse, il y a plus de chance que nous nous rappelions ce qui confirme cette hypothèse (Gilovich).
Les chercheurs sont parfois coupables de biais de confirmation en construisant leurs expériences ou groupant leurs données d'une façon qui tend à confirmer leurs hypothèses. Ils compliquent le problème en procédant de manière à éviter de traiter les données qui contredisent leurs hypothèses. Par exemple, les parapsychologues sont tristement célèbres dans leur utilisation du démarrage et fin à la demande dans leurs recherches sur la PES. Beaucoup de chercheurs en sociologie sont aussi coupables de biais de confirmation, particulièrement ceux qui cherchent à établir des corrélations entre des variables ambiguës, comme l'ordre de naissance et les “idées extrémistes”, pendant des périodes historiques définies arbitrairement.
Si vous définissez le début et la fin d'un ensemble de données concernant l'idée de l'évolution comme l'a fait Frank Sulloway dans Born to Rebel, vous arrivez à obtenir des corrélations significatives entre l'ordre de naissance fonctionnel et la tendance à accepter ou rejeter la théorie de l'évolution. Néanmoins, si vous commencez avec Anaximandre et terminez avec St. Augustin, vous obtiendrez des résultats très différents, puisque cette idée était totalement rejetée pendant cette période. Ou si vous considérez comme une “idée extrémiste” quelque chose comme Creation (Omphalos) : an attempt to untie the geological knot (1857) de Philip Henry Gosse, votre hypothèse ne sera pas confirmée. Gosse allait plus loin que Darwin dans sa tentative de réconcilier les données géologiques avec le créationisme, mais Gosse est pratiquement oublié, parce que l'idée extrémiste que Dieu aurait tout créé y compris les fossiles, au même moment, était universellement rejetée.
Gosse a essayé de réconcilier les données scientifiques, qui indiquaient que la Terre était très vieille, avec ce qui était devenu le point de vue orthodoxe que Dieu avait tout créé en 4004 av. J.C., comme l'avait calculé l'archevêque Ussher. Ni les aînés, ni les autres ne semblent avoir été impressionnés par cette idée extrémiste.
Les expérimentateurs peuvent éviter ou réduire le risque de biais de confirmation en collaborant dans la construction de leurs expériences avec des collègues qui ont le point de vue opposé. Les personnes doivent se remémorer en permanence cette tendance et rechercher activement des données contredisant leurs croyances. Ce comportement n'étant pas naturel, il semble que le quidam est condamné à ce biais.

Amusant: nos musiques préférées...

la musique dans les pupilles
dimanche 10 juin 2018, 06:25 ... se lisent dans nos yeux!
Nos préférences musicales se lisent dans vos yeux dont on dit que les yeux sont le miroir de l'âme… il n'y a qu'un poète pour avoir trouvé cette jolie image.
Nous savons que la musique est un puissant inducteur d'émotions. L'induction émotionnelle est liée aux caractéristiques de la musique écoutée, le timbre, le rythme, l'intensité; elle est aussi culturellement déterminée. Nous avons vu précédemment que la musique déclenche -pour certaines personnes- un “frisson musical“ qui s'apparente à un orgasme. Voir mes film-textes sur ma chaîne youtube.
Il existe un nombre important d'études sur les aspects psycho-physiologiques des émotions induites par la musique qui s'appuient sur la conductance cutanée, la fréquence cardiaque, l'électromyographie faciale. Cependant très peu d'études ont été faites sur les réponses pupillaires (yeux) liées à la musique, même si l'influence des émotions sur la dilatation pupillaire a bien été établie concernant les images (Steinhauer et al., 1983; Bradley et al., 2008)
Les relations “musique et émotions“ sont telles que les réactions pupillaires paraissaient pour les auteurs de cette étude un paramètre idéal, facilement exploitable, pour étudier l'influence de la musique sur les émotions. Ils ont prouvé que, la dilatation pupillaire est un marqueur de nos émotions, par l'étude suivante.
Dans une première étape, Bruno Gingras (Université d'Innsbruck  et al.) ont fait entendre de courts extraits de musiques de l'époque romantique, qu'ils avaient sélectionnés et testés ensuite sur 80 auditeurs afin de leur indexer une valeur émotionnelle.
Dans une deuxième étape, les chercheurs ont fait entendre ces courts extraits musicaux à 30 personnes qui ne connaissaient pas le but de l'expérience. Préalablement, ces auditeurs devaient répondre à un questionnaire qui analysait notamment les états d'humeur, les traits de personnalité et évaluait le rôle de la musique et l'intérêt de la musique dans leur vie. Parallèlement le diamètre pupillaire était mesuré avec un pupillométre.
Le diamètre de la pupille réagit de manière réflexe à la lumière ambiante. Dans l'obscurité la pupille se dilate et lorsque la lumière est intense, la pupille se contracte.
Ce mécanisme est physiologique, son rôle est de gérer la quantité de rayonnement lumineux dans le bulbe en fonction du niveau de lumière.
Cette variation de diamètre est contrôlée par les systèmes nerveux autonomes sympathique et parasympathique, qui innervent les muscles sphincter et dilatateur de la pupille.
Le système sympathique favorise la dilatation de la pupille (mydriase).
Le système parasympathique favorise la striction de la pupille (myosis).
En dehors des situations pathologiques, traumatiques ou de l'effet de drogues ou médicaments, la pupille réagit sous l'influence de processus mentaux et surtout des émotions. La pupille se dilate en réponse à des images sexuellement explicites ou lorsque le sujet tente de résoudre un calcul mental difficile.
Les résultats suggèrent que les réponses émotionnelles à la musique se reflètent dans la taille de la pupille. Cette réaction se fait à la fois en fonction du contenu émotionnel de la musique et de l'implication personnelle de l'auditeur avec la musique, autrement dit, les émotions face à la musique peuvent se lire dans les yeux.
L'importance de la dilatation pupillaire a été observée chez les participants qui avaient répondu positivement à la question " La musique joue un rôle important dans ma vie " et qui déclaraient avoir un attachement émotionnel à la mélodie jouée. Ainsi, l'importance de cette dilatation pupillaire pourrait révéler combien une musique, une chanson nous touche vraiment.
Pour Bruno Gingras, "notre recherche démontre clairement que la mesure de la taille de la pupille est un outil prometteur pour examiner les réactions émotionnelles à la musique. De plus, parce que les réponses des pupilles ne peuvent pas être contrôlées volontairement, elles fournissent un accès direct aux processus pré-conscients des auditeurs en réponse à la musique“.
Cette étude, publiée dans la revue scientifique Frontiers in Human Neuroscience, démontre que la mesure de la taille de la pupille peut être efficacement utilisée pour sonder les réactions des auditeurs à la musique.
Source
Bruno Gingras, Manuela M. Marin, Estela Puig-Waldmüller, nd W. T. Fitch The Eye is Listening: Music-Induced Arousal and Individual Differences Predict Pupillary Responses Front Hum Neurosci. 2015; 9: 619

Neurosciences du doppelgänger: 

sosies et jumeaux doubles
samedi 9 juin 2018, 09:04
le syndrome de Capgras et aussi: la  prosopagnosie
Il y a un mythe ésotérique du doppelgänger. Un doppelgänger est un jumeau maléfique
qui vous ressemble en tout point, si ce n'est que son image ne se reflète pas dans un miroir et qu'aucune ombre ne se forme derrière lui. La ressemblance est telle que souvent, vos proches le confondent avec votre véritable identité, vous obligeant alors à répondre d'actes que vous n'avez pas commis…
On en trouve la trace dans les croyances primitives telles que le Zoroastrisme ou la mythologie égyptienne, mais aussi plus récemment dans les œuvres d'Edgar Alan Poe, de Dostoïevski ou de Byron.
La situation serait en réalité beaucoup grave que ce que l'on pense. Croyez-vous être à l'abri de votre doppelganger? Détrompez-vous!
"Si vous regardez quotidiennement les séries TV, vous connaissez désormais la terrible vérité: toute personne sur Terre a son jumeau maléfique (ou doppelganger) errant autour de soi et se comportant comme un imbécile. Ces doppelgangers sont ceux qui couchent avec votre meilleur(e) ami(e), volent vos prescriptions médicales et répandent de malveillantes rumeurs (seulement partiellement vraies!) à propos de vos pratiques sexuelles. Vous avez un doppelganger, votre chien a un doppelganger, votre mère a un doppelganger. Tout le monde a un doppelganger, moi excepté. Il s'avère donc que je suis le doppelganger de quelqu'un d'autre…". Steven Humphrey, 25 juillet 2007
Vous frémissez devant l'horreur de cette révélation?
Vous avez raison de trembler! Car il existe une véritable pathologie psychiatrique qui instille en vous le doute sur chacun de vos proches, qui vous apparaissent alors comme des sosies, des imposteurs, des manipulateurs…
J'en ai déjà parlé, il s'agit du syndrome de Capgras. Du nom de Jean-Marie Joseph Capgras (1873-1950) qui, en 1923, présente à la Société clinique de médecine mentale une de ses patientes, souffrant d'un trouble jusqu'alors jamais décrit. Non seulement elle est persuadée de descendre d'une grande famille qui réunirait notamment Henri IV et la princesse Eugénie (épouse de Napoléon III), mais elle est en plus convaincue que des personnes autour d'elle disparaissent mystérieusement avant d'être remplacées par des sosies… Son mari rapporta que ce trouble avait débuté il y a plus de 15 ans, lorsqu'elle lui avait déclaré qu'il n'était plus son époux. Depuis lors, elle avait dénombré plus de 80 sosies qui se relayaient pour le remplacer.
Ce grand remplacement ne touche pas seulement son  entourage proche, mais tous les gens qu'elle connaît. Tout le monde ou presque a des sosies, jusqu'aux médecins et infirmières qui s'occupent d'elle, à l'hôpital Saint Anne.
Le but de ces sosies, selon elle, est de compromettre et d'embarrasser les véritables personnes dont ils ont pris la place. Une fois leur méfait accompli, raconte-t-elle, ils se dérobent et un nouveau double vient alors les remplacer.
Cette patiente est bien capable de voir la similitude entre le sosie et le véritable individu, et pourtant elle ne reconnaît pas l'homme en face d'elle comme étant son mari. " […] partout elle saisit la ressemblance et partout elle méconnaît l'identité“. Joseph Capgras
Au milieu du XXe siècle, les théories psychanalytiques étaient dominantes et c'est dans ce cadre que Joseph Capgras tenta, avec d'autres, de comprendre l'origine de ce phénomène. Selon lui, l'illusion des sosies a pour fonction d'objectiver une expérience angoissante.
Celle-ci serait notamment la réapparition du complexe d'Œdipe, normalement refoulé au cours de l'adolescence selon les théories psychanalytiques. Le complexe d'Œdipe, en accord avec le mythe, correspondrait à l'attirance sexuelle qu'aurait un enfant envers son parent du sexe opposé et la jalousie qu'il éprouverait envers celui du même sexe.
Le patient -dont le complexe d'Œdipe resurgit au cours de la vie adulte- ne peut décemment pas l'accepter –la faute à la Censure. Mais il ne peut pas non plus le refouler, et cherche donc à contourner la Censure grâce à l'illusion des sosies –le nom originel du syndrome décrit par Gapgras. Cela aurait été le cas pour l'une des patientes de Capgras, Blanche, dont l'illusion des sosies lui aurait permis de déclarer ses désirs incestueux envers son père: en étant un sosie, il est moralement plus acceptable de ressentir une attirance sexuelle envers lui. Malheureusement pour cette théorie, il a été décrit au cours du 20e siècle des cas de syndrome de Capgras portant sur des animaux de compagnie, en particulier des chiens. A moins qu'il ne s'agisse de complexes d'Œdipe emprunts de zoophilie particulièrement malsains, cela invalide cette tentative d'explication.
D'autres psychanalystes pensent que le syndrome de Capras serait une solution trouvée par le psychisme au problème de l'ambivalence de nos proches, en les clivant d'une part en un personnage magnifiquement bon, et d'autre part en un sosie totalement mauvais.
Selon cette théorie, il suffirait donc d'un seul substitut pour résoudre l'état de tension psychique. Mais souvenez-vous de la première patiente du docteur Capgras, qui dénombrait pas moins de 80 sosies de son mari: une nouvelle fois, la vision psychanalytique tient difficilement la route.
Mais alors, où se trouve l'anomalie dans l'analyse psychologique, donc cérébrale, de ces patients? Pour tenter de mieux comprendre, il peut être utile de mettre en relation le syndrome de Capgras avec un autre trouble, bien connu: la prosopagnosie.
Sous ce nom bien complexe se trouve un trouble relativement simple: est atteint de prosopagnosie celui qui est incapable de reconnaître les visages, même parmi les plus familiers: un individu malade est incapable de discerner le visage de sa mère de celui de son père, de son fils ou de son meilleur ami… Jusqu'à son propre visage dans un miroir! Pour pallier ce handicap, le malade mettra en place des stratégies adaptatives: il identifiera ses proches par rapport à leur voix, leur démarche, un signe distinctif… Il se placera toujours au même endroit sur les photos, si bien qu'il pourra se pointer du doigt si on le lui demande.
On peut penser que le dysfonctionnement psychologique de ces personnes prosopagnosiques réside dans l'analyse cérébrale des visages perçus: non pas que l'individu ne sache pas reconnaître un visage parmi d'autres objets, mais qu'il soit incapable de le comparer à une sorte de "répertoire" des visages de son entourage.
Cette comparaison est nécessaire à la reconnaissance des visages: c'est à l'issue de celle-ci que l'on ressent un sentiment de familiarité devant le visage perçu. Elle peut être effectuée par les malades atteints du syndrome de Capgras. En revanche, ces derniers ne peuvent effectuer l'étape suivante, qui permet de retrouver les informations personnelles (dont le nom!) correspondant au visage.
Ainsi, le patient perçoit bien que le visage en face lui est familier, mais il ne peut l'attribuer à une identité propre: l'interprétation qu'il en tire est que la personne en question ressemble à l'un de ses proches, sans en être vraiment un. C'est donc un sosie! Encore une fois, cette vision des choses ne correspond pas parfaitement à la réalité, le fait est que les patients atteints du syndrome de Capgras n'ont pas de déficit d'identification en tant que tel: ils reconnaissent le sosie, réplique du proche original, comme un être à part entière. Le trouble est donc bien plus complexe qu'une simple erreur dans l'attribution d'une identité à un visage. Mais il est possible d'appréhender ces 2 troubles (prosopagnosie et syndrome de Capgras) selon une autre approche. On peut envisager la reconnaissance d'un visage selon que celle-ci soit consciente ou inconsciente. Alors que la reconnaissance consciente est, vous vous en doutez, relativement aisée à détecter, il nous faut nous appuyer sur la mesure de la conductance cutanée pour tenter d'évaluer une reconnaissance inconsciente d'un visage connu.
Cette mesure repose sur le même principe du "détecteur de mensonges", qui "sait" si vous dites la vérité en mesurant, grosso modo, le taux de transpiration cutanée. Il a été montré par certaines études que, si les patients prosopagnosiques étaient incapables de reconnaître consciemment un visage, leur conductance cutanée variait en fonction de la familiarité du visage qui leur était présenté, si bien que l'on peut penser qu'une reconnaissance inconsciente des visages est toujours présente chez eux.
C'est en revanche l'inverse que l'on observe chez les patients souffrant du syndrome de Capgras: bien qu'ils soient capables de reconnaitre consciemment un visage (celui du sosie étant le même que celui du proche usurpé), leur conductance cutanée reste la même, que le visage présenté soit celui d'un proche ou d'un inconnu. Cette dissociation traduirait une déconnection entre les réseaux neuronaux d'analyse des visages et le système limbique émotionnel. Mais cette théorie psychologique est encore imparfaite et n'explique pas les fondements neuronaux de ce syndrome. Bien qu'il ait été décrit et étudiés des cas de syndrome de Capgras post-traumatiques (traumatisme qui, selon les chercheurs, auraient déconnectés les aires cérébrales émotionnelles de celles analysant les visages), les connaissances concernant les dysfonctionnements neuronaux de ce trouble sont encore très floues. Les lésions cérébrales se recoupent rarement, et les études en imagerie fonctionnelles ne sont pas très probantes.
Il existe donc beaucoup de travail aux neuro-scientifiques pour éclaircir tout cela.
Quoiqu'il en soit, la nature organique de la maladie fait peu de doute. Qu'importe l'approche que l'on utilisera: mais, les pensées ne sont-elles que dans les neurones?


Le PASSAGE Vs sceptiques

Le passage dans l'au-delà
mercredi 6 juin 2018, 08:34
L'existence d'une vie "extra-cérébrale" et de l'au-delà
Le docteur américain Raymond Moody1 et une psychologue française Elisabeth Kubler-Ross2 ont tenté de démontrer l'existence d'une vie après la vie en étudiant les témoignages, d'accidentés ayant subi de profonds traumatismes et des comas. Les témoignages décrivent tous des phénomènes troublants, de sortie de son corps, de "Tunnel de lumière" que l'on remonterait ensuite, vers une sorte d'au-delà, où l'on rencontrerait des personnes connues et défuntes.
Le caractère fort troublant et la répétition de ces témoignages, un peu partout dans le monde, quelle que soit la culture des témoins, pourraient nous conduire naturellement à admettre sans conteste l'existence d'un au-delà.
Pourtant toutes ces belles études n'apportent aucune preuve définitive de cette existence. Car il existe d'autres explications à ces phénomènes. Pour pouvoir affirmer qu'une théorie est juste, il faut aussi prouver la fausseté de toutes les théories concurrentes, en particulier neurobiologiques. Les rêves peuvent souvent être le révélateur de traumatisme, d'angoisse, ou même avoir un rôle compensateur. Par exemple, tel homme ayant une triste vie solitaire peut rêver une nuit de rencontrer une très jeune fille aimante, attentionnée à son égard.
En général, on observe, qu'aucun événement notable ultérieur ne confirme la survenue du fait vu dans le rêve, sauf si l'on y croit et que l'on met tout en œuvre pour que le rêve se vérifie. C'est souvent le système de croyance d'une personne qui lui fait interpréter tel ou tel rêve comme prémonitoire. Il existe des mécanismes compensateurs de lutte contre la mort, en particulier contre la mort cérébrale, liés au puissant instinct de survie et au désir de vie de tout être humain.
Il est connu que certaines drogues - L.S.D. etc. - peuvent créer des impressions de pénétration dans des tunnels, dans des mondes surnaturels, de sortie du corps. Or dans les phases de risque de mort cérébrale, liée à de graves traumatismes, certains mécanismes ne sont pas encore connus. Il ne serait pas dénué de tout fondement de supposer la survenue de dérèglements de l'émission de certains "drogues" ou molécules naturelles du cerveau, comme les endomorphines, au sein du "cerveau des émotions" (situé dans l'hypothalamus), générateurs de rêves ou d'états mystiques, quand le cerveau est mal oxygéné3.
On sait qu'une mauvaise oxygénation, par exemple liée à de dangereux exercices psychiques ou spirituels de rétention de la respiration, peuvent provoquer des états hallucinatoires graves, parfois mortels. Ensuite, un mécanisme peut intervenir, lié à la croyance du patient dans l'autre monde. Le croyant, dans sa lutte inconsciente contre la mort, voit ce qu'il espère voir. Selon ses croyances et ses attentes, il imaginera un autre monde, un paradis, où il retrouvera ses amis ou proches disparus. Ce bagage l'aide à susciter ses rêves et ses visions et les facilite. Ces visions l'aident à survivre... Quelqu'un qui croit à la Vierge aura plus de chance de la voir apparaître.
La peur viscérale de la mort, l'instinct de survie font refuser de tout temps l'idée inacceptable et insoutenable de la disparition définitive, corps et âme, de ses proches ou de sa propre existence. On veut se raccrocher à une survie, correspondant à une conception plus belle et plus facile à accepter de l'existence, comme à l'idée d'un Dieu Bon (même si aucune preuve ne l'apporte).
Le souvenir d'un proche disparu nous imprègne tellement encore qu'il est difficile de ne pas le croire encore vivant.
Un exemple: cas particulier de la survie, après la mort physique, de "Georges Morrannier"
Madame Jeanne Morrannier, a écrit 5 livres à partir des messages qu'elle aurait "reçus" de son fils "Georges", après le décès par suicide de ce dernier. Ce cas a été étudié par un zététicien* et voici ce qu'il en pense: "Georges" semble effectivement apparaître comme une entité autonome de sa mère, donnant l'impression d'être vivant. Ce phénomène de "survie" s'est produit dans une famille de formation plutôt scientifique ou sceptique. Certains membres prudents de la famille ne souscrivent pas toujours aux affirmations de Mme Morrannier, tel son mari et une de ses filles croyant plutôt à une rémanence d'une sorte de film des faits et gestes de Georges, du temps où il était vivant, enregistrés sous la formes d'ondes dans l'espace, que Mme Morrannier capterait, par son esprit, comme la télévision. (ce qui confirme ma thèse perso: les sacs mémoriel; lire toutes mes notes dans les archives du blog de mon site: www.josyanejoyce.com
Avant son suicide, Georges, (le fils de Mme Morannier), avait de profondes pensées dépressives, en même temps que des aspirations mystiques excessives. Son état aurait dû nécessiter des soins sérieux, ce qui n'a pas été le cas. Avant le suicide, Mme Morrannier se battait depuis des années, pour remonter constamment le moral de son fils.
La mort de Georges, un chercheur brillant en physique des plasmas, de l'Université de Jussieu, a dû être, pour la mère, un choc terrible, une frustration épouvantable, une injustice terrible, inacceptable, en raison du "mal qu'elle s'est donnée". La fin de l'espoir de voir son fils s'en sortir, être enfin heureux, a dû la déstabiliser par rapport à ses croyances. Mme Morrannier aurait pu sombrer alors dans la folie. Il fallait un miracle. De plus, Georges était très proche d'elle. Il devait certainement à chaque instant lui confier successivement ses enthousiasmes candides, trop rapides, suivi de déceptions profondes, suivi de longues période prostration, ses quêtes scientifiques et spirituelles fébriles. A la longue, ce fils brillant, fragile, attachant, source de fierté, a dû l'imprégner d'une empreinte indélébile et vivace et la marquer profondément.
Et le zététicien* pense qu'à cet instant, un mécanisme de défense, comme il en existe, sorte de dernier rempart contre la folie, s'est alors créé, faisant revivre "virtuellement" Georges dans le cerveau de sa mère. Ce qui a frappé le critique zététique, concernant les deux livres de messages de Georges, reçus de Mme Morrannier, c'est qu'ils ne contiennent aucune information sur la physique de plasmas, domaine où Georges excellait pourtant, alors qu'il était docteur ès sciences et chercheur, dans ce domaine, à Jussieu.
"Georges" prétend enseigner la spiritualité, des éclairages nouveaux sur l'Histoire et apporter des connaissances scientifiques à sa mère. A un moment, il esquisse une théorie pour expliquer la "physique" du monde de l'Au-delà, tirée des modèles de la physique des plasmas. Or si Georges apporte des éclairages intéressants sur certaines périodes historiques, à sa mère - "l'Histoire" étant, d'ailleurs, le violon d'Ingres (la passion) de la mère -, les connaissances fournis en physique des plasmas sont enfantines, pauvres, très sommaires, et ne correspondent pas du tout au niveau de connaissance élevé auquel on devrait s'attendre d'un chercheur en physique du niveau de Georges. Il n'est même pas fait mention, à un seul moment, de l'équation de Boltzman, qui est l'équation fondamentale de la physique des plasmas. Rien sur les plasmas froids, chauds, les courants électriques dans les plasmas, etc. Rien! Reconnaissez qu'il y a de quoi se poser des questions….
Toutes les connaissances fournies dans ces deux livres, correspondent au niveau de connaissance de Mme Morrannier, mais aucunement à celui de Georges. Rien ne prouve donc l'existence "extra-cérébrale" de Gorges, c'est-à-dire sa vie hors du cerveau de sa mère, après la mort physique de Georges.
Pour le prouver, il aurait fallu que Georges, mort physiquement, puisse fournir des connaissances en physique des plasmas, acquises de son vivant, connaissances que Madame Morrannier, par son faible bagage en "physique théorique", ne peut connaître, comprendre, conserver dans sa mémoire et déduire de ses souvenirs, comme, pour certaines formules mathématiques de "physique des plasmas".
Précisons que la chambre de son fils, étant restée intacte, une importante bibliothèque d'ouvrages de physique des plasmas y est encore présente. On pourrait craindre que Mme Morrannier puisse en tirer quelques connaissances mathématiques. De plus son mari possède un petit bagage mathématique, par une formation d'opérateur radio, à l'Ecole de la Marine Marchande. Mais, pour répondre à cette objection, le sceptique peut affirmer que leur bagage est sans commune mesure avec celui de leur fils.
Le chercheur a -alors- proposé un code de communication avec "Georges", afin de discuter ensemble de concepts connus en physique des plasmas, en particulier discuter des concepts de sa "physique du monde spirituel". Il souhaitait que "Georges" fournisse, même ne serait-ce que d'une façon imagée, un résumé de sa compréhension des phénomènes connus en physique des plasmas, au moment de son décès.

Mais malgré la confiance établie progressivement entre cette dame et l'auteur, elle s'est toujours refusée à cette expérience. Donc, selon le critère du rasoir d'Okkham, le zététicien"* est obligé de rester sur sa première impression, celle de la non-existence d'une preuve de la survie de “Georges“ hors du cerveau de sa mère.
Madame Morrannier a avancé d'autres manifestations "étranges", comme preuves de cette existence: une clé qui aurait tourné seule dans une serrure de sa maison de campagne, un camion jouet, à pile, remisé sous un lit de cette maison pendant deux ans, et qui aurait fonctionné de nouveau, sortant de, dessous le lit, sans l'aide de personne, et alors que les piles étaient mortes*.
Pour ces derniers cas, il n'y a pas eu d'observation directe, par un vrai observateur scientifique. Personne n'a examiné le camion, sa pile, ses circuits... On ne sait donc pas ce qu'il s'est -réellement- passé. Une enquête scientifique comme une enquête policière, doit s'en tenir aux faits et rien qu'aux faits réels, pas à ceux non allégués. Il est impossible de s'en remettre à la bonne foi d'une personne, aussi honnête soit-elle, à cause des déformations possibles du témoignage du témoin lui-même, de ses propres interprétations ou de ses attentes éventuelles. Madame Morrannier avait4, d'ailleurs d'après le zététicien*, une forte difficulté à faite preuve d'esprit critique par rapport à ce qu'elle avait vécu.
*Zététicien: chercheur rationaliste
1) (La lumière de l'Au-delà, Raymond Moody, Robert Laffont, 1988)
2) Elisabeth Kubler-Ross, J'ai lu.
3) dans le film "Les choses de la vie", on montre les rêves plus ou moins cohérents, que pourrait avoir le héros avant sa mort clinique. Et peut-être, que de tels "vagabondages" du cerveau, pourraient se produire, dans des situations, de ce genre.
4) Cette personne est décédée d'une longue maladie en 1993
Lu sur un site zététique
*Une de mes amies m'a assuré 6à de très nombreuses reprises6 que, souvent, elle entendait une boîte à musique se déclencher alors qu'elle était censée être défectueuse et sans pile. Or il s'avère que des piles posées sur un radiateur chaud peuvent se “requinquer“ un peu de la sorte que mon amie ayant (s'en y prendre garde) posé sa boîte à musique sur le radiateur chaud, la pile de l'objet aurait pu se “refaire“ quelque peu….

et aussi Archive 1

Avoir de l'empathie avec son robot?

empathie avec le robot
vendredi 1 juin 2018, 09:46
Dans un essai de psychologie destiné au grand public, Serge Tisseron invite le lecteur à découvrir la notion complexe d'empathie et les manipulations dont elle est ou peut être l'objet.
Serge Tisseron est membre de l'Académie des technologies et co-fondateur de l'Institut pour l'Étude des Relations Hommes-Robots (IERHR) a écrit tout un chapitre sur “l'empathie artificielle“. Voici quelques unes de mes réflexions.
Selon lui, robotique et empathie sont promis à un avenir commun. Tout d'abord, les robots seront de plus en plus personnalisables: "[Ils n'auront] plus besoin de porter les traces d'une usure artificielle, car [ils porteront] celles d'une fabrication personnalisée; celle-ci interviendra au moment de l'achat, puis tout au long de l'histoire partagée que nous entretiendrons avec lui".
Ensuite, les robots auront des formes évoquant les formes humaines pour les rendre le plus rassurant possible. Ils seront également promus selon la promesse d'être faits pour nous, de n'attendre que nous pour commencer à vivre et à s'épanouir en tant que "plus-qu'objet", ce qui permettra de mobiliser l'affecte pour déclencher l'achat. Enfin, ils seront dotés d'empathie et d'émotions artificielles, car "de tous les moyens imaginés pour nous rendre nos robots familiers et nous inviter à les faire bénéficier de notre empathie, le plus ingénieux reste incontestablement de développer chez eux… une capacité semblable. En effet, rien ne vaut mieux qu'une empathie réciproque pour se sentir en confiance".
Cependant, c'est là que le bat me blesse: tout comme Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, qui nous a mis en garde (hélas, vainement) sur les dangers de fabrication des robots humanoïdes à notre image, il y a très longtemps que j'ai “senti“ que la société humaine aurait de graves problèmes à ce sujet.
Tisseron perçoit trois risques potentiels dans ces développements:
1) nous faire oublier qu'ils sont connectés en permanence et nous imposent les choix de leur programmeurs;
2) nous cacher qu'ils seront encore longtemps des machines à simuler incapables de toute émotion et de toute souffrance;
3) "nous faire croire qu'ils seraient un modèle possible pour les relations entre humains.
Je précise, tout de même, que Tisseron n'est pas technophobe. Sa grande inquiétude, en tant que psychologue, est que la robotique investisse tout un pan de la psyché humaine et nous conduise à préférer la compagnie des robots à celle de nos semblables, ou encore à robotiser nos relations interhumaines:
"…S'il nous arrivait de croire un jour que les facultés émotionnelles de ces machines sont semblables aux nôtres, ce serait la pire des manipulations que notre empathie puisse subir, et probablement la dernière. Car, alors, la barrière qui fonde la distinction entre l'humain et le non-humain commencerait à s'effriter, et nous risquerions de désirer un monde dans lequel tous nos interlocuteurs, aussi bien humains que machines, se réduiraient au rôle que nous attendons d'eux"….
Quelles sont ses préconisations pour lutter contre cela? Tisseron imagine un certain nombre de réponses aux risques et défis qu'incarne la robotique. En voici deux:
Tout d'abord, il propose l'élaboration d'un test d'empathie pour savoir, avant la commercialisation d'un robot, si celui-ci génère une empathie inférieure, semblable ou supérieur à celle qu'on peut ressentir pour un humain.
Ce test aurait pour objectif de développer une éthique appliquée au secteur en prévenant les risques de "robot-dépendance" avant la mise de l'artefact sur le marché.
Les robots qui génèreraient une empathie trop importante retourneraient alors en conception pour subir les modifications nécessaires. Si l'on peut saisir intuitivement les risques de cette robot-dépendance, le lecteur de ce livre reste toutefois en manque d'informations scientifiques et de développements plus consistants sur ce point. Pourtant, je trouve ce test ridicule et sans valeur: pour n'avoir pas à le réaliser, il faut que les robots reste des machines; ils ne doivent avoir aucune ressemblance aux humains, n'est-ce pas messieurs les Japonais? Il faut que les robots en contact quotidien avec les hommes aient une présentation “technologique“ avérée qui prouve bien que ce sont des machines et pas des “machines genrées“.
Mais, quoi? Comment mesure-t-on l'empathie? Celle-ci se laisse-t-elle appréhender/mesurer de façon générale? Existe-t-il un étalon empathique de référence qui permette de comparer les niveaux d'empathie respectivement générés par un humain et un robot?
Ensuite, l'auteur se prononce en faveur d'une robotique mise au service de la médiation sociale interhumaine: "Les roboticiens, quant à eux, devraient être incités à développer des programmes qui invitent les usagers à entrer en contact entre eux par robots interposés plutôt que des programmes qui se constituent en substituts d'êtres humains, notamment pour des activités de loisir. J'ai proposé d'appeler de tels robots "humanisants" pour les opposer aux robots "humanoïdes". Ceux-ci sont considérés aujourd'hui comme le fleuron de la création robotique, alors qu'il serait bien plus important à mon avis de concevoir des robots capables d'accompagner le processus de subjectivation de chaque humain avec ses semblables"
Il n'en dit pas plus. Il n'y a rien à en redire: pas de robots à l'image des humains et nos sociétés s'en porteront très bien!

Ce que dit l'Eglise

vendredi 18 mai 2018, 07:14
Les neurosciences, ce que dit la loi, ce que dit l'Eglise
En 2011, la France a autorisé le recours à l'imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire.
Ce que dit la loi
Science émergente permettant d'accéder à l'intimité de la personne – sa pensée – et pouvant conduire à une forme d'augmentation de l'homme, la neuro-médecine suscite des interrogations proches de la génétique, justifiant que le législateur en ait conçu un encadrement très semblable.
Outre l'usage à des fins médicales ou de recherche scientifique, les lois de bioéthique de 2011 ont fait de la France le premier pays au monde à autoriser, dans un texte législatif, le recours à l'imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire, par exemple pour déterminer le préjudice subi par une victime, ou la vulnérabilité particulière d'une personne.
Cette utilisation est toutefois soumise à conditions. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli préalablement à la réalisation de l'examen, après qu'elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Ce consentement est révocable.
Ce qui pourrait changer
Au vu de la quantité et de l'utilité de nouvelles connaissances apportées par l'imagerie cérébrale depuis les années 1970, on voit mal comment le législateur pourrait délibérément freiner l'avancée de la recherche. Plusieurs chercheurs en neurobiologie, comme Pierre-Marie Lledo (Institut Pasteur) ou Olivier Oullier (université Aix-Marseille), ont d'ailleurs anticipé cette éventualité en estimant qu'on ne pouvait freiner la science en la matière.
En revanche, comme dans beaucoup de domaines où les sciences sont intimement intriquées avec les technologies, on peut envisager d'encadrer plus sérieusement certains usages et applications de l'IRM. Ainsi, bien qu'on en soit encore très loin, selon plusieurs neurobiologistes, l'accessibilité à la pensée de l'autre pourrait être strictement limitée, après accord de la personne, aux médecins ou aux psychologues.
Ce que dit l'Église
Pour les évêques de France, les récents résultats en matière de neurosciences, qui montrent une influence de l'environnement sur les neurones (plasticité cérébrale) et même sur l'expression des gènes (épigénétique), ainsi qu'une influence du vécu sur le cerveau, illustrent la nécessité de considérer l'homme non pas comme une "machine vivante", mais comme un ensemble corps-­psychisme-esprit.
Ainsi, le groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France indique : "Respecter l'humain, y compris en tentant d'en augmenter les capacités, n'est envisageable qu'au regard de sa complexité et de l'interpénétration de ses dimensions biologique, psychique et spirituelle“.
La Croix

Pas facile de trouver où se loge notre mémoire

où est la mémoire?
jeudi 17 mai 2018, 06:06
Jonathan Curot est neurologue au CHU de Purpan (dans ma Ville Rose) et chercheur au CNRS. Dans sa thèse il s'intéresse aux crises d'épilepsie et à la place des souvenirs dans notre cerveau.
L'épilepsie peut être soignée par une opération du cerveau. Lorsque les neurochirurgiens pratiquent ce genre d'opérations, ils ont une fenêtre ouverte sur le cerveau qui permet aux neurologues de travailler sur les souvenirs et la mémoire.
En stimulant électriquement différents endroits de la région temporale interne du cerveau, des effets sur la mémoire sont observés. Jonathan Curot, les décrit dans sa thèse : "Nous avons observé trois effets différents sur la mémoire. D'abord la sensation de déjà-vu, l'impression de revivre une scène, sans image, et sans souvenir clair. Cela est comparable à la madeleine de Proust.
Sans stimulation, cela peut arriver à tout le monde mais c'est un phénomène rare. Il se passe souvent quand on est fatigué ou stressé, c'est un dysfonctionnement de la mémoire. Il arrive aussi que les patients se souviennent très clairement d'un souvenir de leur enfance qu'ils avaient oublié. Certains se revoient sur un chemin, ou dans un moment marquant". C'est le troisième point qui fait la particularité de la thèse de Jonathan Curot : "La troisième réaction à la stimulation électrique est ce que nous appelons le déjà-rêvé. Les patients, conscients, se souviennent d'un rêve qu'ils ont eu. Cela peut être très clair, ou seulement quelques images. Bien qu'ils ne se souviennent pas de ce rêve, ils savent l'avoir rêvé. C'est un phénomène qui a déjà été abordé dans la littérature classique".
La place de la mémoire dans le cerveau
Tous ces effets posent la question de la place de la mémoire dans le cerveau. La science s'y intéresse, et lutte contre certaines croyances ésotériques. "Nous n'avons que des hypothèses pour le moment, avance le chercheur. La science avance à grands pas dans ce domaine. Toulouse est à la pointe, notre prochain objectif est d'isoler les neurones un à un pour analyser leur activité. Grâce aux neurosciences, nous commençons à mieux comprendre ces phénomènes, et à repousser certaines croyances loufoques".
Sans parler de science-fiction, les évolutions dans ce domaine pourraient soigner, par exemple, des personnes victimes d'amnésie. Pour cela il faudrait réussir à être bien plus précis, comme l'explique le neurologue toulousain : "Un gros travail est effectué sur la méthodologie. Pour réussir ces expériences de manière reconductible, il faut tout noter et répéter ce qui marche".

Bébé et musique 

la musique et bébé
mercredi 16 mai 2018, 08:14
Comment éveiller votre nouveau-né à la musique? Initiez-le à une deuxième langue!
Les bébés qui évoluent dans un environnement bilingue montreraient plus de sensibilité pour la musique, stipule la récente étude publiée par Cambridge University Press. Quels sont les liens entre la musique et le bilinguisme?
Vous venez d'avoir un bébé et son avenir vous préoccupe déjà. Sera-t-il doué pour la musique ou pour la peinture? Sera-t-il astronaute ou chef d'orchestre? Vous avez raison, il faut mettre toutes les chances de son coté, et il n'est jamais trop tôt pour s'organiser. Il est vrai que pour le calcul ou la philosophie, il faudra attendre quelques années, mais il y a des domaines que vous pouvez aborder dès les premiers mois. Prenons la musique: il semblerait que les enfants exposés à la musique dès leur plus jeune âge développent de meilleures capacités cognitives. Là-dessus, vous pensez être prête avec plusieurs versions de Pierre et le loup sur l'étagère et le Carnaval des animaux sur votre téléphone. Pour pouvoir embarquer votre enfant pour un concert jeune public dans une vraie salle de concert, il faudra patienter…
Voici ce que vous pouvez faire dès à présent. Pensez à faire appel à une nounou de langue maternelle autre que le français. Vous ne voyez pas le lien? Et bien,  sachez qu'il faut fairet d'une pierre deux coups: en plus d'être une gymnastique bénéfique pour le cerveau, le bilinguisme serait crucial dans le développement de la sensibilité musicale chez les bébés.
C'est ce qu'affirment les chercheurs Liquan Liu de l'Université de Sidney Ouest et René Kager de l'Université d'Utrecht. Spécialistes du bilinguisme, ils ont prouvé par leurs travaux antérieurs que les bébés bilingues développent une meilleure sensibilité à discerner les variations subtiles dans les hauteurs tonales d'une langue. Dans leur nouvelle étude ils sont allés un pas plus loin en s'intéressant à la sensibilité musicale des bébés qui évoluent dans un environnement bilingue. Selon les chercheurs, les bébés bilingues seraient plus à même de détecter les nuances subtiles, linguistiques ou musicales, dans leur entourage. Une capacité liée à leur sensibilité acoustique plus développée.
"Lorsqu'un enfant apprend deux langues en même temps, cet apprentissage forme un système plus complexe et plus détaillé des sons qui se chevauchent pour permettre une meilleure compréhension acoustique en général" explique Liquan Liu". Ces bébés pourraient tirer profit de cette différenciation des nuances subtiles entre deux langues en la transposant sur la perception des sons non-parlés, comme la musique. Ils seraient aussi plus attentifs aux détails acoustiques que les bébés monolingues, grâce au va-et-vient permanent entre deux langues qui est un exercice supplémentaire pour l'oreille et le cerveau".
Ceci dit, il faut s'y prendre tôt, avant la première année révolue de l'enfant. Les chercheurs ont ainsi travaillé avec deux groupes de bébés âgés de 8 à 9 mois. Tous avaient en commun le néerlandais comme langue maternelle, et pour le groupe des bébés bilingues, la deuxième langue appartenait à la catégorie des langues non-tonales (celles pour lesquelles la mélodie ou la hauteur ne détermine pas le sens du mot). Les deux groupes ont écouté les sons provenant d'une langue étrangère et les sons du violon puis les chercheurs ont tenté de voir s'ils réagissaient aux contrastes.
Contrairement aux bébés monolingues, les bébés bilingues ont réagi très clairement aux sons contrastés joués au violon: "Les résultats ont montré que les bébés qui évoluent dans un environnement bilingue sont plus réceptifs à la différence entre deux notes de violon que le groupe monolingue. Comme ils sont exposés à un environnement plus complexe dans le processus d'apprentissage des deux langues, les bébés bilingues pourraient avoir plus de sensibilité aux nuances acoustiques des stimuli, une sensibilité qui n'est pas limitée au langage, mais est valable aussi pour les stimuli musicaux".
Donc, si vous voulez éviter que vôtre enfant soit bêtement astronaute, initiez votre bébé à une deuxième langue. Votre anglais est trop basique et votre accent français vous trahit? Engagez dès à présent une baby-sitter en version originale!

TOUTE LA MUSIQUE EST LA: Archive 8bis

L'attirance physique et la beauté

beauté, fleur  de femme
samedi 12 mai 2018, 06:49
On pourrait croire que l'attirance physique est strictement une affaire de goûts personnels et d'influences culturelles. Mais de nombreuses expériences montrent que notre conception de la beauté est grandement influencée par notre héritage évolutif et par des circuits cérébraux "pré-câblés".
On distingue en fait trois grands mécanismes à l'œuvre derrière l'attirance que l'on éprouve pour certaines personnes : la sélection naturelle, la sélection sexuelle et l'apprentissage culturel.
La beauté est donc non seulement "dans l'œil de celui qui regarde", mais aussi dans son cerveau. Un cerveau sculpté par la sélection naturelle et donc préférant les individus en santé, et évitant ceux susceptibles d'être porteur de maladies ou de malformations.
Nombre de psychologues qui étudient la question pensent en effet qu'un visage symétrique et une peau impeccable, des critères de beauté couramment admis, nous persuadent inconsciemment que la personne n'est pas malade et constitue donc un bon prospect pour l'accouplement.
Et ce penchant inné pour la beauté via la symétrie associée inconsciemment à de “bons gènes” serait fonctionnel très tôt. Des études ont par exemple montré que des bébés de 6 mois (et même de 2 mois!) portaient plus d'attention à des visages préalablement jugés attirants par des adultes. Difficile de voir ici une influence culturelle des magazines de mode…
Ce n'est pas non plus une surprise de constater que l'évolution nous incite à être attiré davantage par des gens dont l'âge correspond plus ou moins au maximum de fertilité. C'est en tout cas assez clair pour la femme dont le pic de fertilité est au début de la vingtaine. Et différentes approches ont démontré que les femmes jugées les plus attirantes ont généralement autour de 21 ou 22 ans. Comme les hommes demeurent fertiles une grande partie de leur vie, la beauté masculine serait moins influencée par l'âge, se maintenant par exemple à son maximum jusqu'à la fin de la vingtaine.
Un phénomène intéressant, qui avait déjà été mis en évidence par Francis Galton à la fin des années 1870, est qu'un visage dont les traits sont dessinés à partir de la moyenne des traits de nombreux visages a l'air plus attirant que la grande majorité des visages ayant servi à calculer la moyenne. Cette capacité que nous aurions de nous construire un visage moyen de référence nous ferait trouver moins beau les visages qui s'écarteraient trop de cette moyenne. Ce phénomène pourrait expliquer les préférences pour les visages du même groupe ethnique que le nôtre (que nous avons habituellement plus côtoyé). Et son explication évolutive résiderait dans le fait que les individus ayant hérité de caractéristiques trop atypiques sont souvent désavantagés dans une population, donc moins intéressants pour la reproduction.
Deux autres études, se rapportant cette fois-ci à des traits physiques de l'ensemble du corps et pas seulement du visage, vont en ce sens. La première porte sur la longueur des jambes. On a par exemple démontré que des photos d'hommes et de femmes avec des jambes plus courtes que la moyenne étaient perçues comme moins attirantes par les deux sexes. Mais si des jambes plus longues étaient considérées comme plus attractives, cela ne semble vrai que pour un léger pourcentage de l'allongement par rapport à la moyenne. Des jambes excessivement longues ont diminué l'appréciation esthétique des images de corps présentées chez les deux sexes. Les auteurs de cette étude pensent que des jambes trop courtes ou excessivement longues pourraient être associées à des problèmes de santé, et acquérir ainsi inconsciemment une valeur négative.
Une seconde étude montre qu'il semble y avoir un rapport optimal entre la circonférence de la taille et celle des hanches pour évoquer la jeunesse et la bonne santé. Plusieurs autres travaux parlent d'un ratio de 0,7 pour les femmes et de 0,9 pour les hommes qui auraient une attractivité sexuelle maximale. En 2010, on a aussi pu établir une corrélation entre le rapport taille-hanche de 0,7 chez la femme et une activation maximale du circuit de la récompense dans le cerveau de l'homme. Le caractère universel de cette préférence avait toutefois été débattu à fin des années 1990.

Le deuxième mécanisme influençant nos critères de beauté, la sélection sexuelle, permet de rendre compte, par exemple, des quelques visages d'un groupe qui sont jugés plus attirants que le visage issu de la moyenne. Car on s'est aperçu que c'est en accentuant certains traits particuliers qu'ils différaient de la moyenne, des traits que l'on a depuis associé à la féminité ou à la masculinité. Ainsi, les visages féminins ayant des sourcils plus arqués, des yeux plus grands, un nez plus petit, des lèvres plus pulpeuses, une mâchoire plus étroite ou un plus petit menton sont jugés plus jolis. Des traits souvent opposés seront plus appréciés pour les hommes, comme une arcade sourcillière plus prononcée, des sourcils plus touffus qui sont placés plus près des yeux, un nez, une bouche et une la mâchoire inférieure plus large, etc.
Les changements hormonaux qui surviennent à l'adolescence favorisent ces différences, la testostérone allongeant par exemple la mâchoire, les œstrogènes augmentant le volume des lèvres, des seins, des hanches… Toutes des caractéristiques de la femme qui “parlent” au mâle et lui indique que celle-ci est fertile. Bref, c'est le même principe de base de la sélection sexuelle qui a favorisé l'émergence de la fameuse queue du paon mâle, un handicap pour le vol vu sa taille, mais un atout qui a toujours su séduire davantage les femelles, d'où sa persistance dans la population (car séduction réussie = accouplement = petits qui héritent de cette caractéristique).
D'ailleurs, les femmes qui se maquillent tendent intuitivement à exagérer, par le rouge à lèvre ou l'épilation des sourcils, ces caractéristiques féminisantes. Sans parler des nombreuses chirurgies esthétiques visant à augmenter la taille des lèvres ou des seins pour qu'ils deviennent ce que les éthologistes appellent des stimuli “supra-normaux”.
Du côté masculin, ces parangons de virilité ne sont curieusement pas ceux qui attirent le plus les femmes lorsqu'il s'agit d'évaluer s'ils feraient un bon père pour leurs enfants. En fait, le choix d'un partenaire est beaucoup plus complexe pour la femme qui doit en calculer toutes les implications sur le long terme, étant donné tout l'investissement en temps et en soins que cela représente pour elle. Donc santé et fertilité oui, mais pas trop de penchant pour des conduites trop masculines, comme l'agressivité, qui pourraient constituer une menace pour la famille.
Plusieurs études ont même démontré que le type d'homme préféré par les femmes varie en fonction du stade de son cycle menstruel : les femmes qui ovulent ont tendance à préférer les hommes à la physionomie plus masculine; et celles qui sont dans leurs phases moins fertiles les hommes avec un visage plus doux, plus androgyne.
L'influence du stade du cycle menstruel se fait sentir à bien d'autres niveaux, comme la simple démarche d'un homme. Les femmes sont en effet davantage attirées vers des démarches plus viriles lorsqu'elles sont en phase d'ovulation, et plus vers des démarches moins masculines lorsqu'elles sont en phase menstruelle.
Par ailleurs, les femmes qui ont de la facilité à s'engager dans des relations sexuelles spontanées seraient, elles aussi, plus sensibles aux démarches viriles. Cette ouverture sexuelle, qui dépend en partie du type d'éducation sexuelle reçu, se laisserait davantage guider par des indices d'origine génétique, comme la démarche, que par d'autres critères plus sociaux (tempérament, sensibilité, niveau de revenus ou d'éducation, etc.) plus considérés par les femmes ayant reçu une éducation plus restrictive sur le plan sexuel.
Les données montrant que l'effet facilitateur de l'ovulation sur le comportement sexuel des femmes ne s'arrête pas là. Les jeunes femmes accepteraient environ trois fois plus facilement de donner leur numéro de téléphone à un garçon lorsqu'elles sont en période d'ovulation. Même chose pour les mots à connotation sexuelle qui attirent plus rapidement l'attention des femmes lorsqu'elles ovulent. Les femmes seraient également plus attirantes pour les hommes à ce moment et s'habilleraient aussi de façon plus provocante à ce stade de leur cycle.
D'autres études compliquent encore le tableau… de chasse de la femme: le revenu ou le statut social élevé d'un individu peut le rendre attirant aux yeux des femmes malgré un physique quelconque. Cela ne semble cependant pas être le cas chez l'homme pour qui une femme jugée peu attirante le demeurera malgré un statut social élevé.

Cet exemple nous amène à notre troisième mécanisme infuençant nos critères de beauté, l'apprentissage culturel. En effet, bien que le statut social élevé d'un mâle soit un critère largement recherché chez les femelles primates, les manifestations visuelles ou comportementales de ce statut élevé sont fortement teinté d'un apprentissage culturel chez l'humain.
L'apprentissage est donc le mécanisme d'ajustement fin (“fine-tuning”, en anglais) qui permet aux mécanismes de séduction d'être spécifiquement adaptés à une culture, et même à un mode de vie (ville, campagne, etc.) ou à une histoire de vie particulière. Bref, c'est ce qui fait qu'on n'est pas tous attirés par les mêmes personnes.
L'aspect culturellement appris de la beauté s'observe par exemple entre différents groupes ethniques qui ne se trouvent généralement pas attirant de prime abord. Mais lorsqu'un groupe a un statut socio-économique plus élevé que l'autre, les traits physiques de ceux-ci tendent à devenir des critères de beauté pour les groupes ethnique de statut moindre. On pense par exemple aux nombreux noirs américains qui faisaient “défriser” leurs cheveux quand ce n'était que des blancs qui occupaient des postes politiques ou économiques importants aux États-Unis. Or depuis l'apparition de noirs à des postes de pouvoir, on note une appréciation esthétique grandissante pour les traits négroïdes comme les nez plus larges ou les cheveux très frisés.

Comment nos cerveaux sont-ils influencés

gafa et cerveau
mardi 15 mai 2018, 07:08
par les plateformes numériques

Alors que le scandale de Facebook et Cambridge Analytica continue d'alimenter l'actualité, la mise en lumière des techniques d'influences numériques n'est pas ou peu abordée.  Elles conditionnent pourtant l'économie de la donnée au cœur du modèle des entreprises de plateformes numériques. Gratifications cognitives, brouillage des repères sensoriels, suppression des efforts cognitifs et autres syndromes de manques ou de récompenses : comment nos cerveaux sont-ils influencés par les plateformes numériques?
Dès 2016, Facebook avait été dénoncé pour ses expériences d'influence de ses utilisateurs : la contagion émotionnelle de masse par les modifications de flux de news avait été testée sur 670 000 utilisateurs anglophones du réseau social, avec succès.
Prochain article "Pourquoi Facebook veut-il connaître les émotions de ses utilisateurs?"
Fin 2017, d'anciens responsables de Facebook dénonçaient les "dangers" du réseau social, ses effets néfastes:
"Sean Parker, l'ancien président du groupe qui possède encore des parts dans l'entreprise, dénonçait un réseau social qui " exploite la vulnérabilité de l'humain et sa psychologie ". Quant à Justin Rosenstein, le créateur du bouton " J'aime " qu'il décrit comme de " vives frémissements de pseudo-plaisir ", il dit avoir drastiquement limité son utilisation du réseau."
L'utilisation massive des plateformes via des smartphones est devenue la règle et commence à poser de nombreux problèmes : troubles du sommeil, de la concentration, lien social altéré, comportements obsessionnels, manques, insatisfactions, compulsions, et autres modifications émotionnelles en sont les principaux. En France, sortir avec son smartphone est devenu aussi naturel et indispensable que de sortir habillé, avec l'angoisse perpétuelle de ne pas pouvoir le consulter. "Le temps de cerveau" mis à disposition des plateformes numériques est impressionnant : 92% des Français utilisent leur smartphone sur leur lieu de travail, 90% ne sortent jamais de chez eux sans lui, 84% l'utilisent en même temps qu'ils regardent la télévision…
La question du "pourquoi" cette nouvelle forme d'addiction de masse existe n'est pas encore franchement débattue, alors que les raisons sont scientifiques, savamment développées dans des laboratoires de recherche des grandes firmes et s'appuient sur les neurosciences. La science de l'influence numérique a un nom, la captologie, et les Français—  plus ou moins jeunes — ne passent pas des heures chaque jour à appuyer sur des icônes, répondre à des messages, des sollicitations, vérifier les "j'aime" Facebook, les "flammes" snapchat ou retweeter, par pur choix délibéré et envie consciente de le faire : les interfaces sont conçues à l'aide de techniques activant certaines parties du cerveau des utilisateurs afin de les inciter, les influencer et les motiver.
Biais cognitifs : les failles du cerveau humain exploitées par les plateformes
Les biais cognitifs — de manière simplifiée — sont des mécanismes de la pensée qui permettent une déviation du jugement de façon inconsciente. Savoir les utiliser permet à des annonceurs et des entreprises Internet d'amener les utilisateurs à agir, se comporter, obtenir une compréhension dans un sens déterminé. L'une des techniques les plus simples et efficaces que les plateformes numériques utilisent est le système de notifications : les sons ou la vibration qui nous alertent des dizaines ou centaines de fois par jour — d'une nouvelle intéraction numérique — ont un effet direct sur le cortex sensoriel et notre lobe pariétal. Les spécialistes en dynamiques cérébrales et cognition estiment que ces "déclencheurs d'attention" sont très importants pour notre cerveau réptilien, et ce, depuis le début de l'humanité puisqu'ils permettaient de savoir si des menaces s'approchaient. Ce détournement d'attention par l'alerte sonore est excessivement difficile à contrôler et appelle l'utilisateur à intéragir en permanence. Ce biais cognitif a été exploité par les constructeurs de smartphone et les developpeurs d'applications pour inciter les utilisateurs à les utiliser en permanence.
Un autre phénomène en lien avec le cerveau est crucial pour les plateformes numériques : la libération de dopamine chez l'utilisateur. Logique, puisque cette molécule est un neurotransmetteur ainsi qu'une neuro-hormone produite par une partie du cerveau, l'hypothalamus, qui permet l'activation "du circuit de la récompense". La dopamine est aussi appelée "l'hormone du plaisir" :
Le circuit de la récompense a pour rôle de favoriser les comportements utiles à la survie de l'organisme. Il incite la personne à reproduire les expériences qui lui ont procuré du plaisir. La dopamine assure la bonne transformation des éléments chimiques entre les neurones et provoque une sensation de satisfaction. ("Les effet de la dopamine", dopamine.fr)
Une action agréable libère de la dopamine — comme manger quelque chose de très bon ou avoir des relations sexuelles —  et cette neurhormone incite la personne à renouveler l'expérience afin de retrouver la satisfaction que celle-ci a engendrée. Le comportement des individus est donc directement lié à la dopamine puisqu'elle agit en quelque sorte sur la motivation humaine. Le manque de dopamine peut d'ailleurs créer une dépression nerveuse et des comportements apathiques. Les neuroscientifiques travaillant pour les firmes Internet ont donc compris qu'il était possible d'influencer directement le cerveau de l'utilisateur par des gratifications instantanées, aléatoires permettant la libération de dopamine : Les "j'aime" des amis Facebook, les retweets et favoris de ses abonnés Twitter, les "flammes" de ses correspondants Snapchat, etc, sont autant de redoutables activateurs du circuit de la récompense et libèrent donc de la dopamine dans les cerveaux des utilisateurs, et ce, quotidiennement.
Immersion, captation de l'attention
Le neuro-marketing numérique est en perpétuelle évolution et ne cesse de s'affiner. Les recherches pour capter et conserver l'attention des utilisateurs continuent d'agiter les spécialistes du domaine, en collaboration avec les développeurs d'applications. Le principe d'immersion, par exemple, est de plus en plus mis en œuvre pour empêcher l'internaute de décrocher d'une plateforme en créant une continuité permanente de nouveaux "objets d'attention" : vidéos, informations, tout doit s'enchaîner automatiquement dans un même contexte, avec des algorithmes s'adaptant le plus possible aux goûts de l'internaute afin de ne pas le laisser "souffler" et le forcer à attendre le prochain élément visuel.
Le monde de l'écran en "choix automatiques continus" compresse ainsi le temps et immerge visuellement celui qui le regarde. Ce phénomène exploite des méthodes de brouillage des repères sensoriels et de suppression de l'effort cognitif gérés par le cortex visuel. Les spécialistes expliquent très bien la fonction de ces méthodes immersives : pousser à la surconsommation de contenus, capter l'attention au maximum et créer des phénomènes de "gloutonnerie visuelle". Les sites de pornographie pratiquent massivement ces techniques qui leur assurent des millions de personnes ne pouvant plus s'arrêter de regarder les nouvelles vidéos proposées.
…et peur de manquer
Les méthodes utilisées par les neurosciences sur internet ne peuvent être décrites — et ne sont probablement pas toute connues — mais le système basé sur "la peur de manquer" reste un  classique qui devrait questionner les internautes le subissant. Que ce soient des images présentes "seulement quelques instants" sur une plateforme, des articles déclarés comme "le dernier en stock" ou le "ce que vous avez manqué" de Twitter, le principe reste celui de faire appel à une partie précise du cerveau, l'amygdale :
"Située dans la partie frontale du lobe temporal, elle regroupe plusieurs circuits d'alarme et joue un rôle essentiel dans le décodage de nos émotions, principalement dans le mécanisme de la peur. L'amygdale est également en étroite connexion avec l'hippocampe où sont stockés des souvenirs. Ainsi, une peur peut être déclenchée par le seul souvenir d'une frayeur passée, ou par tout contexte associé à un événement vécu comme traumatisant."
La crainte de perdre, de passer à côté de quelque chose, de ne pas être au courant, de rater une opportunité est entretenue par des algorithmes ciblant très précisément les profils des utilisateurs grâce à la collecte de leurs données personnelles permettant ainsi de réveiller dans leur cerveau les manques — et surtout peurs de manquer — les plus importants pour eux.

A l'heure des campagnes marketing pour les casques virtuels, de la réalité numérique "augmentée" — alors que d'anciens responsables ou salariés de firmes Internet alertent sur les campagnes d'influence et de manipulations en ligne — le questionnement sur l'utilisation des neurosciences par les entreprises du Net ne semble toujours pas émerger. Le Règlement sur la protection des données (RGPD) ne permettra pas de stopper cette économie de l'influence et de l'attention (appelée aussi "capitalisme cognitif"), puisqu'il permettra seulement aux utilisateurs d'autoriser que leurs plateformes préférées continuent à utiliser leurs données pour mieux… profiter des biais cognitifs, afin de les influencer et les captiver…
A quand un grenelle du neuro-marketing en ligne?
tv5monde

Comment les selfies trahissent notre personnalité..

vendredi 11 mai 2018, 06:11
C'est devenu un phénomène de société tel que cela devient monotone de regarder certains comptes de réseaux sociaux, grâce à des appareils photos intégrés dans les smartphones. La combinaison des réseaux sociaux et des ces smartphones, nouvelles générations, a fait émerger, ces dernières années, un phénomène très vite devenu planétaire: le selfie. En effet, en 2014, environ 34 milliards de selfies auraient été pris et cette tendance à l'égo-portrait, comme l'appellent les Québécois, n'a fait que se renforcer depuis, de telle sorte qu'au festival de Cannes de 2018, les organisateurs ont tenté de les interdire… sans trop de bonheur dans leur démarche. Je n'en ai jamais, personnellement, réalisé et j'en suis bien aise car, comme vous allez le lire ci-après, c'est devenu un tel acte de narcissisme que c'en est risible… et grotesque. La preuve.
Les selfies, notamment leur fréquence et leurs caractéristiques (la pose, le cadrage, les expressions...) en disent long sur notre personnalité (selon les psychologues). Très long même.
Des psychologues se sont intéressés à cette nouvelle tendance. Plus précisément, ils se sont demandé s'il existait un lien entre certains traits de personnalité et différentes pratiques du selfie.
Ils ont alors découvert, sans surprise, que la tendance à poster des autoportraits sur les réseaux sociaux est étroitement liée au degré de narcissisme de l'individu. Cependant, l'analyse approfondie de leurs résultats a révélé d'autres informations intéressantes sur ce lien entre selfie et narcissisme.
Pour tenter d'en savoir plus sur la corrélation entre la fréquence de selfies diffusés sur internet et le score de narcissisme obtenu avec un questionnaire, les chercheurs ont analysé les sous-dimensions de ce trait de personnalité, à savoir:
Le leadership
La vanité
La suffisance
Le besoin d'admiration… des autres, bien sûr.
Ces psychologues ont alors découvert que c'est surtout la vanité qui explique le mieux la pratique du selfie chez les hommes. En revanche, chez les femmes, il semble que ce soit plutôt le besoin d'admiration.
D'ailleurs, cette différence de genre s'observe également pour d'autres caractéristiques du selfie. Par exemple, les femmes postent d'avantage d'autoportraits que les hommes (jusqu'à 4,6 fois plus dans certaines cultures). En outre, elles ont tendance à sourire plus souvent et plus franchement que la gent masculine. En revanche, les hommes regardent beaucoup plus souvent l'objectif que les femmes.
De plus, les caractéristiques des photos diffusées sur les réseaux sociaux semblent varier selon d'autres traits de personnalité. Plus précisément, des chercheurs ont analysé 5 principaux traits de personnalité et leur influence sur la pratique du selfie:
L'ouverture à l'expérience: les personnes qui présentent ce tait de caractère s'affichent plus souvent en riant.
Le caractère consciencieux: les selfies des individus consciencieux sont souvent pris dans un lieu public afin de fournir des informations sur cet endroit. En outre, ils ont tendance à moins retoucher leurs photos que les autres.
L'extraversion: plus les personnes sont extraverties et plus elles affichent des expressions joyeuses. En outre, elles ont tendance à faire davantage de selfies de groupe.
L'agréabilité: les personnes altruistes et coopératives postent plus souvent des photos avec un regard tourné vers l'objectif. Elles ont également tendance à s'afficher en groupe.
Par contre, ceci ne va pas plaire à certain-es lecteurs:
Le névrosisme (l'instabilité émotionnelle et la tendance au pessimisme): ces individus ont tendance à afficher peu d'expressions émotionnelles positives, mais aussi à zoomer sur une partie de leur visage.
Ainsi, les selfies sont de véritables miroirs de notre personnalité. Ils révèlent bien plus que le simple désir de se mettre en avant. A méditer.
Inspiré des travaux de Nicolas Guéguen, de Piotr Sorokowski, de Lin Qiu, de Ji Won Kim et de Nicola Döring.

Travailler en musique: qu'en pense 

travailler en musique et le cerveau
jeudi 10 mai 2018, 08:21 ...notre cerveau?
Les études sur le lien entre l'écoute de la musique au travail et la productivité sont nombreuses, et les avis partagés: la musique peut-elle influencer votre productivité, ou au contraire, parasiter votre concentration? Tout est une question de dosage, disent les scientifiques.
"C'est un problème, quand on écrit ou quand on dessine et qu'on doit inventer des gags, d'écouter de la radio ou de la chanson française. Je ne peux pas, parce que ça s'entrecroise dans la tête et on ne peut pas se concentrer comme il faut. En revanche, la musique classique sans paroles est inspirante, elle est une amie quand on doit créer les images". disait récemment Philippe Geluck, dessinateur et auteur belge. Personnellement, je ne peux rien réaliser avec la musique; pour moi, la musique, c'est quand je la choisis pour un loisir… en discothèque par exemple.
Rien ne m'agace plus quand je contacte quelqu'un par téléphone et que cette personne ne fait pas l'effort de faire cesser la musique dans sa maison: j'ai l'impression qu'elle n'écoute pas ce que je lui dis. C'est pire, lorsque je fais une voyance. Je demande à la personne d'éteindre son poste ou alors, elle devra me rappeler lorsqu'elle sera décidée à m'écouter.
La musique, serait pour certain une amie qui  les inspire? Même dans les tâches les plus banales du quotidien, nombreux sont les gens à travailler un casque sur la tête: pour s'isoler du bruit ambiant, pour se donner un petit coup de pouce ou pour se détendre? Mais que se passe-t-il dans notre cerveau, lorsque nous écoutons la musique en travaillant? Faut-il la bannir ou l'encourager dans l'environnement de travail? Selon les scientifiques, la réponse est plus nuancée que cela: c'est une question de choix et de dosage, mais aussi de la personnalité et des habitudes.
En effet, lorsqu'on est appelé, comme le décrit Philippe Geluck, à mobiliser les fonctions cognitives du cerveau – lire, écrire, communiquer avec les autres – la musique viendrait parasiter les circuits actifs, comme l'explique Daniel Levitin, musicien et chercheur en psychologie cognitive, auteur de This is your brain in music . Même si vous avons l'impression d'être productif, vous n'êtes pas en mesure de vous consacrer à votre tâche principale toute l'attention nécessaire.
Tout le contraire, lorsqu'on est absorbé par une tâche répétitive ou monotone, où la musique devient stimulante". La musique capte facilement notre attention: dès qu'il y a de la musique dans l'environnement, le cerveau se synchronise très naturellement, "précise Hervé Platel, chercheur en neuropsychologie à l'Université de Caen" dont j'ai déjà parlé. Les voies d'entrée de la musique dans le cerveau sont beaucoup plus complexes que celles de la parole, par exemple, et sollicitent différentes régions cérébrales: la musique stimule, relaxe, calme la douleur, mais a aussi, la capacité d'augmenter la plasticité du cerveau et de provoquer les modifications au niveau des connections synaptiques". Selon le chercheur, écouter la musique en travaillant stimulerait ainsi la mémorisation et permettrait de moins ressentir la fatigue.
Travailler en musique pourrait -donc- stimuler la mémoire, mais aussi diminuer le stress ou l'anxiété. La chercheuse Teresa Lesiuk de l'Université de Windsor a observé l'influence de la musique sur la productivité et la créativité des ingénieurs en informatique, et a constaté que ceux qui ont écouté de la musique en travaillant ont pu finir leur tâche plus vite et proposer de meilleures idées: "Lorsque vous êtes stressé, vous avez tendance à prendre des décisions hâtives. Au contraire, lorsque vous êtes dans un état positif, vous êtes plus à même d'envisager plusieurs options". Les sentiments positifs influenceraient l'organisation cognitive dans votre cerveau, y compris au niveau de la créativité. Mais, comme le souligne Teresa Lesiuk, il est très important de pouvoir choisir la musique que l'on écoute en fonction de ses goûts personnels.
Et nous ne sommes pas tous égaux. Il faut savoir que les mélomanes montrent plus de réceptivité à l'impact de la musique au travail. Ce que nous partageons, par contre, c'est notre réaction physiologique pendant l'écoute d'un morceau familier: à différente échelle, nous sommes submergés par un sentiment de bien-être: "La musique qui nous plaît stimule les circuits de la récompense dans notre cerveau. En résulte la production de la dopamine, neurotransmetteur responsable du sentiment de bien-être", explique Hervé Platel ". Dans le milieu de travail, elle peut ainsi diminuer le stress et l'anxiété". Et l'anxiété, elle, a tendance à inhiber les fonctions cognitives. En revanche, l'état de bien être libère de la sérotonine qui améliore l'humeur et facilite la concentration.
Cependant, tout type de musique n'est pas propice au travail. De manière générale, mieux vaut choisir une musique neutre, de préférence instrumentale: "Les paroles nous distraient cognitivement. Etant donné que le travail nécessite de manipuler par le langage notre réflexion intérieure, notre réflexion linguistique sera bien évidemment perturbée par le texte", explique le chercheur. Il vaut mieux aussi éviter la musique trop énergique, qui peut à la longue fatiguer et diminuer la concentration: "Elle peut être utilisée de façon très temporaire pour se donner un coup de fouet, mais sur le long terme elle a davantage tendance à épuiser, avec des effets négatifs sur la concentration et l'humeur. On perd l'effet intéressant à trop prolonger l'exposition".
Enfin, la musique peut être un excellent moyen de se préparer pour la journée de travail ou pour se ressourcer entre deux tâches: selon Daniel Levitin, seulement 15 minutes d'écoute de la musique a le même effet sur notre humeur qu'une séance de sport ou une ballade dans la nature, quelle qu'elle soit, tant qu'elle fait partie de notre playlist préférée.

TOUTE LA MUSIQUE EST LA: Archive 8bis

C'est toujours intéressant de voir 

mardi 8 mai 2018, 08:16
comment les charlatans vous manipulent
Certains sont plus que doués… je pense, oui, que c'est un don… voir les camelots et Barnum qui a donné son nom au plus grand cirque de l'histoire. Il est à la base de ce que l'on a appelé “l'effet Forer“, du nom du psychologue, ami de Barnum, et qui a décortiqué le système manipulatoire de celui-ci.
Un vrai don, vous dis-je!




Comment se “laver“ si l'on est professionnel

lundi 16 avril 2018, 08:38 ;;; de la santé (et de la mort)
Après avoir lu mes mises en garde concernant la visite ou la résidence à proximité des lieux de “morts“, des lieux maudits, une infirmière m'a dit: “nous avons des réunions pour discuter entre-nous ou si nous le souhaitons, nous pouvons demander de l'aide à un service spécialisé d'aide;  d'après ce que j'ai lu de vos textes, je sais maintenant pourquoi je “sentais“ un malaise diffus incompréhensible… difficile à expliquer, j'éprouve des choses que je ne comprends pas, comme s'il me fallait “laver“ mon… âme… alors, on peut “absorber“ des choses invisibles lorsque l'on est dans un hôpital? que puis-je faire pour “nettoyer ces influences négatives de souffrance "envoyées" par les malades et contenues par les murs du lieu où je travaille?".
Tous ces professionnels qui ont approché la mort et la souffrance peuvent ressentir le besoin de se “laver psychiquement“, s'il est possible d'utiliser ce terme. Vous, sapeurs-pompiers, ambulanciers, infirmières, sages-femmes, aides-soignantes, médecins spécialistes en n'importe quelle maladie, enquêteurs judiciaires, légistes, employés de pompe funèbres ou autres professionnels, pouvez trouver une sorte de “lavage“ de ces influences négatives en allant, tout simplement et chaque semaine (ou chaque fois que vous en éprouvez le besoin), vous asseoir -durant au moins deux heures- dans une église, un temple, une synagogue, une mosquée dans lesquels on ne lance pas des messages de haine mais des messages de paix et de bienveillance envers les autres humains. Ce sont des lieux d'amour ou le sacré l'emporte sur le négatif, l'égoïsme, la méchanceté…
Le sacré est cette chose qui nous élève au-dessus de notre misérable condition humaine, qui nous ennobli aussi.
Inutile de prier ou de faire les gestes qui sont usités dans le lieu où vous vous trouvez; restez simplement assis et votre esprit se “lavera“ tout seul dans ces lieux où souffle l'esprit du bien et de l'amour porté à l'autre.
Quelle que soit votre religion ou pas, vous pouvez entrer dans n'importe lieu de culte: un athée peut aussi bien entrer dans une synagogue qu'un temple bouddhiste. Il faut seulement observer en pénétrant dans des lieux de prières comment se comporte les fidèles et vous conformer à ce qu'ils font… pour ne pas subir la vindicte plus ou moins bruyante de ce qui vous prendront pour des importuns. Le mieux encore, est ne pas vous trouver pendant des offices ou des rites religieux. Respectez le lieu où vous avez pénétré pour vous sentir bien… soyez calme et tranquille, faites-vous tout petit, que l'on ne vous voit pas… Restez sagement dans votre coin… profitez-en pour réfléchir à votre vie. En silence total et s'en vous agiter. “Sentez“ les bonnes influences et laissez-vous en imprégner. Pour les chrétiens, d'autres lieux de pèlerinage sont très fortement conseillés: Lourdes, Rocamadour; une église avec Vierge noire, c'est parfait. Les églises, où elles sont installées, sont des lieux telluriques surpuissants. Vous pouvez aussi vous asseoir près d'un dolmen ou menhir, ils sont élevés sur des lieux magnétiques positifs. Inutile d'embrasser un arbre, mais vous pouvez envisager une longue promenade en forêt.
Cela devrait suffire à “nettoyer“ le négatif qui s'accumule sur vous et qui vous fait agir de façon inconsciente afin de pouvoir continuer votre profession si indispensable à la société et choisie selon votre cœur.

Télépathie avec votre chat ou chien

lundi 9 octobre 2017, 08:43
Je vous indique ici comment faire de la télépathie avec votre chien ou votre chat de compagnie. Vous serez ainsi, encore plus en  osmose avec votre animal préféré.
Si vous n'avez pas d'animal, tentez le coup avec celui du voisin…. ce n'est pas dangereux ni pour vous, ni pour votre animal, croyez-moi. Et si le chien du voisin est un affreux roquet qui aboie chaque fois que vous passez, vous en ferez, peut-être un ami qui ne vous voudra pas de mal.



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transférés Archives 13


Au fur et à mesure de leur ancienneté, les  notes sont envoyées en archives.... Actuellement elles émigrent Archive 20






Les histoires Fantastique2
 




Comment choisir un-e bon-ne voyant-e?

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mardi 16 juin 2015, 08:14
J'aurais souhaité écrire ce texte de façon mixte (voir le titre) mais cela fait trop de parenthèses et de tirets et rend le texte illisible; du coup, même si le masculin l'emporte sur le féminin, je vais mettre ce texte au féminin et que les mecs se débrouillent!... quand on est  “exergue meilleure de l'humanité“, on devrait savoir lire la langue écrite des genres “inférieures“.
1) - Ne demandez pas à une amie l'adresse de sa voyante….. vous risqueriez d'être irrémédiablement fâchée avec elle si la personne à qui elle vous a adressé n'est pas compétente à vos yeux mais l'est pour elle (cependant, vous pourriez mesurer la hauteur de la réflexion intellectuelle de votre amie! ce qui pourrait vous faire comprendre que cette amie ne vous veut pas de bien!).
2) - Surtout, ne faites pas confiance aux forums d'aficionados…. certaines malveillantes, qui sont amies des escrocs vont vous induire en erreur… si ce n'est, la mauvais professionnelle elle-même, qui, ainsi, aiguille ses nouvelles proies, vers son téléphone ou son site: prudence! une voyante honnête ne gagne pas autant que cela, elle a du mal à payer pour de la publicité; cherchez bien sur le net, il y a des gens qu'on ne trouve pas facilement sur les moteurs de recherche mais qui pourtant, sont de réels et bons pros.
3) - Ne faites pas confiance à cette association appelée INAD qui soi-disant vous propose d'excellentes professionnelles mais qui, en réalité, obligent ces voyantes à payer une forte adhésion pour adhérer à leurs desiderata et qui vous mentent de façon aussi odieuse que leurs précieuses escrocs adhérentes: prudence!
4) - Ne tombez pas dans le panneau des sites et des publicités de cabinet (le mot “cabinet“ convient très bien à une association d'escrocs réunis: cabinet, leurs lieux d'aisance!): prudence!
5) -  Lisez bien la pub de ces foireuses: elles sont toutes surdouées en amour; elles ont des pouvoirs au dessus de ceux de Dieu: retour de l'homme aimé, chance dans les affaires, retour de la santé, protection comme le mauvais oeil, le mauvais sort, qui vous aide à sauver ce qui peut l'être… etc... l'étendue des pouvoirs des escrocs est à l'infini.
5-1) Quand vous lisez la pub de ces foireuses, évitez de consulter celle qui tire les cartes (la pauvre, elle ne sait pas lire du tout car elle ne sait même pas d'où viennent les cartes qu'elle tient entre ses mains, qui les a inventées, et pourquoi elles sont soi-disant, divinologue!
A ce propos, visitez mon site: www.joyce-voyance.com
vous allez y apprendre, vous-même, la tarologie, car on n'est jamais si bien servie que par soi-même
5-2 - Fuyez celles qui ont tout un tas de support: plusieurs tarots, photos, pendules…. si elles ont besoins de multiples supports, c'est qu'elles n'ont pas confiance en leur voyance, en elles: comment peuvent-elles vous aider si elles ne croient pas en leur voyance?
5-3) Fuyez comme la peste celles qui se parent de titres ronflants: parapsychologue –logue signifie études….. elles n'ont rien étudié du tout, ne comprennent rien à rien et ont de la semoule dans leur cervelle! La voyance est un état d'esprit avec un minimum d'intelligence apportée a cette profession, c'est une profession très difficile qui réclame un comportement moral élevé et beaucoup d'empathie.
Elles peuvent être aussi: cartomancienne, grand professeur, grand marabout, grande spécialiste: quand on est trop grande, on n'a plus les pieds sur terre… (et vous ne votez plus! puisque les politiques ne sont plus en contact avec votre réalité difficile quotidienne!) Voyante vue à la télé: moi aussi, j'ai même eu ma propre émission sur Télé-Toulouse… (et Radio-France Toulouse et des centaines d'autres radios diverses…): vu l'intelligence des journalistes et des animateurs, ce n'est pas sûr qu'elle soit à la hauteur de la réputation que ces médiacrates, copain-cochon, lui font!
5-4) Fuyez la “Grande Voyante Internationale“: et alors, il y a des français un peu partout sur la planète et ils me consultent tout autant que ceux qui sont en France… ça ne fait pas de moi la meilleure des meilleures!
5-5) Dans leur pub, fuyez celles qui vous proposent: retour d'affection ou du bien-aimé, protection contre le mauvais sort, chance d'argent, chance dans les examens…. croyez-moi, si elle était porte-bonheur, elle se servirait en premier et vivrait sous les cocotiers avec des boys et bonnes à ses petits-soins!
Réfléchissez: si la magie noire était un réel pouvoir, tous les habitants de la Terre seraient des sorciers maléfiques, cherchant à vous soumettre... demandez à ceux qui assassinent au nom d'Allah si une bonne vieille kalachnikov n'est pas plus efficace qu'un mauvais sort!
5-6) Dans la pub encore: Carte bancaire sécurisée: mon œil! Croyez-moi, la personne malhonnête qui détient un TPE peut vous prendre autant d'argent qu'elle veut et vider votre compte: il n'y a aucune sécurité de quelque nature que ce soit, autre que la tenancière du TPE ne s'autorise: une personne honnête retire uniquement la somme convenue… En cas de trop de problèmes, une banque retira le TPE à l'escroc, mais cela peut prendre des mois…
Je vais -encore plus- vous faire peur: quelques petits malins ont monté des sociétés qui prêtent un TPE à un escroc et donc, votre carte bancaire est soumise à l'escroquerie d'une voyante et d'une société, comment s'en prémunir un peu? s'il s'écoule trop de temps entre le moment où vous avez donné votre numéro de carte et le moment ou la voyante revient vers vous (soit plus d'une minute trente maxi, il faut du temps pour taper tous les chiffres!) après deux minutes trente, méfiance! elle a du faire un autre numéro de téléphone pour avoir la société donneuse de TPE, attendre que l'autre note les chiffres, les tape sur le terminal de paiement et donne son accord… plus c'est long, plus c'est de l'escroquerie).
5-7) Fuyez les voyantes qui tarifient leur prestation à la minute! plus c'est long, plus cela leur rapporte, bien sûr!
5-8) La folle qui délire en parlant avec les anges, les morts et Dieu ou autre religion: pitié, fuyez!
6) - Fuyez les plateformes, les sites de cabinet multiples, notamment ceux qui vous disent: nous avons 25, 50,100 professionnels de haut-niveau! Faux, bien sûr, le plus souvent sont recrutés des retraités, des personnes handicapées sans ressources, des femmes à la maison, des étudiants qui vous rabâchent un discours pré-maché qui n'a rien à voir avec votre problème. Etant donné ce que la plate-forme reverse à ces personnes, je vous certifie que c'est un nouvel esclavagisme; non seulement ils ne touchent pas grand-chose, doivent eux-mêmes (environ 4 € de l'heure, nuit ou jour, dimanche et jours fériées, doivent se mettre auto-entrepreneurs (ce qui donne bonne conscience aux buveurs de sang qui ont monté le site ou le numéro de téléphone bidon); c'est ici qu'a été inventé le terme pub “paiement sécurisé“…. le buveur de sang tient, de main de maître, le Terminal de Paiement (TPE); il est sur, ainsi de bien savoir combien rapporte ses “gagneuses“ et il sécurise son capital d'escroc: numéro de Siret pour l'auto-entrepreneur et paiement sécurisé: grande protection… pour lui, bien sûr!
De plus, il écoute toutes les conversations… et, durant le temps de mise en attente, vous entendez la consultation du client précédent, vous serez sans doute plusieurs à entendre la vie privée des autres: résultat, des oreilles malintentionnées peuvent écouter et voler vos données intimes!
7) - Si vous pensez bien avoir filtré les publicités évoquées ci-dessus, encore mes petits conseils:
Faites confiance en une voyante qui vous donne son vrai nom, son numéro de Siret.
Une voyante qui ne fait que de la voyance est considérée profession libérale... si elle vend des produits ou autres chose, dans son Siret est précisé son numéro d'artisan ou de commerçant... ce sont deux choses différentes... en cas de doute, abstenez-vous.
Faites confiance à celle qui vous indique qu'elle est professionnelle depuis plus de dix ans! L'ancienneté prouve -un peu- qu'elle ne change pas de métier comme de chemise!

8) - Enfin appelez: faites confiance à la voyante qui, au téléphone, vous répond d'une voix assurée….  qui ne craint pas de vous envoyez bouler si vous avez des propos inquisitoriaux un peu outrageux… (comme je le fais souvent) vous avez été un peu malmenée par des escrocs, d'accord, mais, vous avez au téléphone une personne qui sait ce qu'elle vaut, ce qu'elle fait, qui a de l'expérience: trop de suspicions vont “casser“ l'empathie de voyance…. vous rappellerez bien plus tard pour qu'elle n'aie plus votre voix “dans l'oreille“ sinon, elle sera mauvaise voyante puisque le “fun“ d'empathie sera détruit…

Magie noire? escroquerie!

Gains au loto? escroquerie!

Retour d'affection? escroquerie!

Anges gardiens? escroquerie!

Réincarnation? escroquerie!

Vos morts vous parlent? escroquerie!



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