L'île de La Réunion France Région et département d'outre-mer La Réunion
Piton de la Fournaise: Altitude 2 632 m Située dans l'Océan Indien par 55° 3 de longitude Est et par 21° 5 de latitude Sud, au-dessus du Tropique du Capricorne, La Réunion est à 210 km de l'Île Maurice, à 800 km de Madagascar et à 9 200 km de Paris. Elle fait partie, avec l'île Maurice et l'île Rodrigues de l'Archipel des Mascareignes.
L'île située au milieu de la plaque africaine est née de l'activité d'un point chaud, anomalie thermique du manteau terrestre, produit de 5 millions d'années d'éruptions volcaniques du Piton des Neiges (3 070,5 m) puis du Piton de la Fournaise (actif - 2 631 m), dont seulement 1/32e du volume total émerge.
Après une intense activité et des éruptions explosives des deux volcans, le Piton des Neiges se calma et eut sa dernière éruption voici 12 000 ans, mais le cœur reste encore chaud avec une température de 200° vers 2000 mètres de profondeur; d'où les sources hydrothermales de la région de Cilaos.
 Le piton de la Fournaise, qui culmine à 2 632 mètres d'altitude, est le volcan actif de l'île de La Réunion. Le piton de la Fournaise compte, avec le Kilauea, l'Etna ou le Stromboli, parmi les volcans les plus actifs de la planète et l'un des plus surveillés. Depuis 1998, une ou plusieurs éruptions surviennent chaque année. Il est parfois possible d'aller observer sur place les projections et les coulées de lave.
La fréquence des éruptions et l'abondance des coulées renouvellent sans cesse la configuration du piton de la Fournaise et de ses pentes et maintiennent les paysages dans une dominante minérale. Cependant dès que les laves sont complètement refroidies, des processus de colonisation végétale peuvent se mettre en œuvre.
Les lichens sont généralement les premiers à s'installer, suivis par des fougères puis par une végétation arbustive ou arborée. Le phénomène est peu sensible en altitude où les conditions climatiques sont rudes et où les buissons restent très clairsemés, mais en partie basse la forêt reprend en quelques dizaines d'années possession du terrain. Dans cette dynamique d'installation, les espèces pionnières indigènes comme les bois de rempart se font aujourd'hui le plus souvent supplanter par des espèces exotiques envahissantes comme les filaos, les goyaviers ou les bois chapelet.
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|  La fréquence des éruptions et l'abondance des coulées renouvellent sans cesse la configuration du piton de la Fournaise et de ses pentes et maintiennent les paysages dans une dominante minérale. Cependant dès que les laves sont complètement refroidies, des processus de colonisation végétale peuvent se mettre en œuvre.
Les lichens sont généralement les premiers à s'installer, suivis par des fougères puis par une végétation arbustive ou arborée. Le phénomène est peu sensible en altitude où les conditions climatiques sont rudes et où les buissons restent très clairsemés, mais en partie basse la forêt reprend en quelques dizaines d'années possession du terrain. Dans cette dynamique d'installation, les espèces pionnières indigènes comme les bois de rempart se font aujourd'hui le plus souvent supplanter par des espèces exotiques envahissantes comme les filaos, les goyaviers ou les bois chapelet.
On trouve des traces de ces explosions sous la forme de dépôts dits des " cendres de Bellecombe " visibles dans un rayon de dix kilomètres. Le contour de l'effondrement reste très clairement visible dans le paysage, formant une falaise continue de 150 à 200 mètres de dénivelé. Les éruptions qui ont ensuite suivi régulièrement ont reconstitué au centre de la zone d'affaissement le cône central du piton de la Fournaise.
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|  La plupart des éruptions se produisent dans l'Enclos ou dans les cratères sommitaux de manière effusive. Elles débutent par l'apparition d'une ligne de fissures longue de quelques centaines de mètres (parfois de plusieurs kilomètres) d'où les laves jaillissent en rideau. Puis au bout de quelques minutes à plusieurs heures, l'éruption se concentre en un seul ou en quelques points. À ces points de sortie, les laves sont propulsées de manière plus ou moins saccadée au rythme des coups de pression. Une partie de la lave libérée peut rester fluide et se répandre ; elle dévale les pentes sous forme de coulées de surface ou à l'intérieur de tunnels de lave. Une autre partie des laves libérées peut être projetée violemment à plusieurs dizaines de mètres en hauteur. Au cours de la projection, la lave se fige au contact de l'air et en retombant s'accumule au sol. Cela provoque l'édification de cônes de projections appelés localement pitons. Une même éruption peut connaître plusieurs phases successives avec apparition de nouvelles fissures et de nouveaux points de sortie.
Ce type d'éruption effusive survient en moyenne plus d'une fois par an (bien que parfois le piton de Fournaise soit demeuré assoupi pendant plusieurs années consécutives) et ne présente pas de danger pour les populations. Les seuls risques à distance sont liés à l'émission éventuelle de cheveux de Pélé ou à une pollution atmosphérique par accumulation de gaz soufrés. Chaque éruption dure de quelques heures à plusieurs mois. Il arrive cependant que certaines éruptions de ce type se produisent en dehors de l'Enclos. " L'Enclos est un rempart qui entoure le Volcan de trois côtés, il a à peu près la forme d'un fer à cheval, au sommet duquel serait la Montagne du Volcan, de la figure d'un cul de chapeau ; là, sa largeur est environ de cinq quarts de lieue, s'écartant irrégulièrement en descendant vers la mer par une pente rapide. "
Les coulées qui descendent les pentes du volcan peuvent prendre deux formes différentes, typiques du volcanisme basaltique : elles peuvent être lisses, dites de type pahoehoe, ou en grattons, dites de type aa. Au départ, il s'agit de laves de même composition : ce sont généralement des basaltes aphyriques ou à olivine. Si l'écoulement se produit sans heurts, la lave reste lisse en surface et en se refroidissant forme des figures de draperies (on parle de laves cordées). Si l'écoulement est plus brutal, la libération des gaz forme en surface une sorte de "mousse" de blocs irréguliers : les gratons. À tout moment une lave de type pahoehoe peut se transformer en lave de type aa, alors que l'inverse est impossible.
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|  Savoir encore | Le piton de la Fournaise pourrait, dans les prochaines années, être exploité pour produire de l'énergie électrique par géothermie, en utilisant de présumés gisements d'eau chaude qui seraient piégés à l'intérieur du volcan.
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