Josyane Joyce Voyante à Toulouse, enseigne, visitez son site specialisé enseignement: www.joyce-voyance.com


Ne soyez pas étonné-es que j'ajoute cet article....

Ce n'est pas parce que je réalise très sérieusement l'horoscope que j'y crois à fond! ou même un petit peu... c'est juste un plaisir pour moi de le réaliser (même si cela me prend plus d'une heure chaque samedi)... et,

j'espère de ceux et celles qui, très, très nombeux-ses viennent le lire y trouvent aussi un petit moment de dérivatif !

Je vous remercie, au passage, de votre fidélité!
L'article provient du site des "charlatans.infos"; je vous conseille d'y faire un petit tour... il y a des tas de révélations qui vont vous secouer! Je ne vous surprendrai pas en vous révélant que la majorité des articles concernant les pseudo-sciences et autres fariboles des sorciers, mages et astrologues sont bien connus de moi depuis toujours. Malgré ma profession!


http://charlatans.info/parapsy.shtml


http://charlatans.info/pseudos.shtml



Les influences planétaires
Y a-t-il une treizième planète dans le système solaire ? Il ne s'agit pas d'une de ces questions aussi profondément philosophiques que "où vont les mouches en hiver ?", qui aurait rendu perplexes de nombreux humains depuis des temps immémoriaux, mais bien plutôt d'une question qu'on se pose de temps en temps. Un article dans le New Scientist indiquait que la réponse est probablement "non", mais pour comprendre pourquoi nous pensons souvent que ce pourrait être "oui", nous avons besoin de nous replonger dans l'histoire des découvertes des planètes. Et nous devons surtout nous demander ce qui adviendrait de l'astrologie si la réponse était "oui".

L'astronomie dans l'histoire
Aussi loin que les écrits puissent remonter, et probablement même avant, les êtres humains ont été conscients de l'existence des six planètes que nous connaissons de nos jours comme étant Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne. On peut supposer qu'à cette époque, la plupart des gens croyaient que la Lune et le Soleil étaient aussi des planètes, mais ne reconnaissaient pas la Terre comme en étant une. Il n'y a pas d'écrits attestant que ces planètes étaient considérées comme différentes des étoiles, mais il est manifeste que quiconque a étudié le ciel de nuit aura remarqué que certaines "étoiles" ne sont pas toujours à la même place nuit après nuit. Notre mot "planète", pour ces "étoiles", vient d'un mot grec signifiant "vagabond". Nous ne savons pas non plus dans quel ordre elles ont été découvertes, mais il est probable que cet ordre était Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et Mercure parce que c'est ainsi qu'elles apparaissent dans le ciel de nuit.

Nous savons que la Terre a été reconnue pour la première fois comme planète par les Grecs aux environs de 500 avant JC, cette information semble avoir disparu pendant deux millénaires et revint à la surface en 1543, quand le moine Polonais Nicolas Copernic proposa son modèle d'univers héliocentrique. Cette théorie se posait contre le modèle géocentrique, qui était alors largement accepté depuis des milliers d'années et formalisé 1500 ans avant Copernic par le grand astronome alexandrin Ptolémée. Le système héliocentrique était alors considéré à l'époque comme une vérité mystique, cachée, dans de nombreux systèmes de pensée (y compris au sein de la chrétienté).

L'idée de Copernic fut acceptée parce qu'elle "marchait" mieux, et permettait de faire des prévisions plus justes que celle de Ptolémée qui exigeait certains artifices pour s'accorder avec les observations.
Des ajustements théoriques et observationnels furent ensuite ajoutés au modèle Copernicien par le Danois Tycho Brahé et son assistant allemand Johannes Kepler. En 1610 les observations au télescope de l'italien Galileo Galilei apportèrent les preuves qui confirmèrent finalement la théorie. Galilée observa que Vénus avait des phases, tout comme la Lune, et certaines d'entre elles ne pouvaient s'expliquer que si Vénus orbitait autour du Soleil à une position inférieure à la Terre. Aucun postulat du système ptoléméen ne pouvait rendre compte de ce fait.

La fin proche de l'astrologie
Jusqu'à l'avènement de la découverte scientifique, l'astrologie, maintenant reconnue comme une sœur illégitime de l'astronomie, était légitime pendant des millénaires. Les adeptes de l'astrologie affirment souvent que l'astronomie "descend" de l'astrologie, ce que rien ne démontre. Par contre, on peut, sans trop se tromper, répondre que l'observation doit avoir précédé la prédiction, et donc que l'astronomie à précédé l'astrologie comme sujet d'étude principal.

Il est même sans doute raisonnable d'affirmer qu'un des buts original pour l'étude des phénomènes célestes, était de déterminer la venue prochaine des saisons, information vitale quand notre espèce vivait principalement de l'agriculture. Il est logique d'en inférer que, une fois l'idée des prédictions saisonnières acceptée, et reconnue comme précise et juste, ensuite l'idée que ces corps célestes pouvaient exercer une influence sur les affaires humaines, et surtout sur les rois, reines et dirigeants, apparut comme étant la prochaine étape logique. Nous pouvons voir ici la genèse de la dichotomie qui caractérise toujours la division entre ces deux sujets d'études. Il y a un indubitablement une association entre l'apparence des modèles stellaires et les saisons, mais là où l'astronomie reconnaît cette association comme étant une coïncidence, l'astrologie, quant à elle, postule de façon erronée une connexion causale.
Non pas qu'il soit vraiment important de savoir laquelle vint en premier étant donné que la plupart des astronomes, de Ptolémée à Kepler, étaient impliqués dans l'astrologie (et qui peut les en blâmer ?). Généralement, jusqu'au 16° siècle, les deux disciplines étaient intriquées, et tandis qu'il n'était probablement pas possible de gagner sa vie grâce à l'astronomie, au moins l'astrologie était capable, comme encore de nos jours, de rapporter un peu d'argent à ses praticiens et de les nourrir. En tous cas, l'astrologie avait cet aspect culturel et utile de faire des prédictions qui, bien que non précises, étaient susceptibles d'être tout aussi valables que les autres prédictions disponibles à l'époque. L'astrologie, tout comme les autres méthodes de divination et de prédiction, fait ses déclarations sous forme de généralités dans un jargon obscur, et remporte ses plus grands triomphes grâce à une validation post facto. Les nouvelles méthodes de la science ont sonné le glas de l'astrologie en tant que sujet d'étude sérieux, et l'ère de l'astronomie, en tant que discipline séparée et puissante, était sur le point de voir le jour.

Nommer les planètes
Nous devons les noms des cinq planètes "classiques" aux Romains qui les ont appelées ainsi d'après leurs dieux, qui à leur tour ont tiré beaucoup de leurs caractéristiques des dieux équivalents Grecs. Mercure était le messager des dieux (Grec : Hermès), Vénus était la déesse de l'amour (Aphrodite), Mars le dieu de la guerre (Ares), Jupiter le dieu suprême (Zeus) et Saturne un dieu de l'agriculture Italien, associé plus tard à Kronos, le dieu du temps, qui était entre autre le père de Jupiter.

Il n'y a aucune raison de supposer que les Romains considéraient les planètes comme les dieux dont ils donnèrent les noms, ils les voyaient plutôt comme une des manifestations de ces êtres supérieurs. Les religions polythéistes ont une tendance à attribuer des traits de personnalité d'individus (et tous beaucoup trop humains) à leurs dieux (les monothéistes semblent préférer des déités schizoïdes) et ce fut certainement le cas chez les Grecs et les Romains. En fait, les astrologues attribuent des influences planétaires faisant partie des caractéristiques attribuées aux dieux Romains (ou Grecs). Ceux dont les vies sont soi-disant influencées ou contrôlées par Jupiter sont décrits comme joviaux, tandis que les termes "mercuriel", "vénérien", "martial" et "saturnin", faisant aussi partie du stock des astrologues, peuvent être rattachés aux personnalités de leurs dieux respectifs.

L'ère de l'observateur
Galilée, en utilisant son télescope, a découvert les premiers nouveaux objets extraterrestres (sans compter les comètes et météorites) vus depuis les temps préhistoriques. Il ne s'agissait pas de nouvelles planètes, mais de quatre satellites de Jupiter nommés plus tard, et en cela suivant la tradition : Io, Callisto, Europe et Ganymede. Les trois premiers ont été ainsi nommés comme les femmes séduites par Jupiter (qui n'était pas seulement jovial mais aussi coureur de jupons), et le dernier comme un jeune homme fait immortel par Jupiter. Dans la version grecque, il fut aussi séduit mais les romains tendent à être un petit peu pudiques sur ce genre de choses, et cela est rarement mentionné. Ceux-ci ont peut-être intéressé les astrologues à cette époque, mais leurs successeurs modernes ne semblent pas voir ces corps nouveaux comme ayant une grande signification, ce qui est étonnant étant donné l'importance qu'ils attachent à notre propre Lune.

Les découvertes de Galilée n'étaient pas tant critiques dans l'explication scientifique du fonctionnement du système solaire, qu'elles étaient vitales dans le changement de mode de pensée des Européens. Jusqu'à cette étape de notre histoire, il était accepté que la Terre, et par extension les êtres humains, était le centre autour duquel tout évoluait. La Terre y compris toutes ses imperfections que nous étions forcés de reconnaître, était vue comme le domaine de l'homme, alors que les cieux, parfaits et intangibles, étaient le domaine de Dieu, bien qu'il soit important de se souvenir qu'ils tournaient autour de notre centre. Cette cosmologie très confortable, qui en dit plus sur la vanité des êtres humains que sur le plan de Dieu, était manifestement incorrecte quand il a été démontré qu'il existait des objets célestes opérant une révolution autour d'autres planètes.

Une telle information a miné l'autorité des bureaucrates conservateurs de l'église chrétienne qui persécutaient Galilée, bien que ce ne soit pas le genre de groupe à tenir rancune, ils lui pardonnèrent finalement d'avoir raison (le fait qu'il ait fallu 4 siècles pour que ce pardon soit officiel est sans doute à mettre sur le compte de la lenteur de l'entreprise de Dieu). Mais les perspectives de l'Eglise n'ont pas été les seules à être chamboulées par l'avènement de cette nouvelle vision scientifique du monde, il en fut de même pour toutes les autres formes de pensée magique, y compris l'astrologie, qui déclinèrent les siècles suivants. L'astrologie ne peut pas s'accommoder d'une vision scientifique du monde, elle qui supportait constamment l'idée d'un univers géocentrique, et la notion selon laquelle le soleil et la lune étaient des planètes.

L'avènement du télescope, et cette nouvelle vision du monde, mena tout droit, au 17° siècle, à l'exploration du système solaire avec la découverte des anneaux et des cinq satellites de Saturne. Les satellites de Saturne ont pris comme noms ceux d'individus associés à cette déité et de nouveau les astrologues n'ont pas pris en compte ces corps.
La publication par Isaac Newton de ses Principia Mathematica en 1687 mis l'étude de l'univers sur un pied théorique plus solide et ceci, associé aux découvertes faites par plusieurs observateurs amateurs, augmenta considérablement la somme des connaissances humaines.
Avec toutes ces observations allant croissant, il devenait presque inévitable que d'autres planètes, si elles existaient, allaient être trouvées. Ce ne fut pas avant 1781, presque un siècle après la publication des Principia, qu'une nouvelle planète allait être découverte.

L'astronome William Herschel n'était pas le premier à voir cette nouvelle planète, elle avait déjà été cataloguée par d'autres comme étoile, mais il reçut le crédit de cette découverte. Herschel, lui-même, cherchait des étoiles et non des planètes, et rapporta sa trouvaille d'abord comme une comète, cependant, plus tard, il détermina qu'il s'agissait d'une nouvelle planète. Herschel la nomma d'abord Georgium Sidus en l'honneur de son mécène George III, bien qu'ensuite la tradition selon laquelle on les nommait d'après la mythologie reprit le dessus, et on lui attribua officiellement le nom d'Uranus.

Uranus, dieu grec du ciel, était le père de Kronos (Saturne), et fut plus tard émasculé par ce dernier. Herschel découvrit ensuite deux satellites d'Uranus et deux nouveaux satellites de Saturne. Rapidement après, au début du 19° siècle, plusieurs corps furent découverts qui, tandis qu'ils orbitaient autour du soleil, furent considérés comme des astéroïdes. Appelés Xérès, Pallas, Junon et Vesta, ces corps, et des milliers d'autres, opèrent une révolution autour du soleil entre les orbites de Mars et de Jupiter, dans la Ceinture d'Astéroïdes, et sont généralement considérés par les astrologues comme insignifiants pour des raisons qu'eux seuls connaissent.

L'entrée des théoriciens
La science avançait à grands pas, les effets des interactions gravitationnelles étaient de mieux en mieux comprises, conduisant les mathématiciens à voir qu'Uranus ne suivait pas l'orbite que la théorie lui prédisait. John Couch Adams en Angleterre et Urbain Le Verrier en France calculèrent qu'une autre planète devait orbiter plus loin qu'Uranus, dont les interactions gravitationnelles expliqueraient les différences dans son orbite. Adams et Le Verrier ne savaient rien des travaux l'un de l'autre et chacun faisait confiance dans les observations de différents observateurs, utilisant des télescopes avec des degrés de définition différents, faisant leurs calculs sans ordinateurs. Lorsqu'on considère le fait que, ne connaissant ni sa masse, ni l'orbite, ni la position de cette hypothétique planète, l'astronome allemand Galle suivant les directions de Le Verrier, la découvrit en 1846, on ne peut être indifférent à cette remarquable démonstration de puissance de la prédiction scientifique. Cette planète, Neptune, était à moins d'un arc de la position prédite par Le Verrier et à moins de 1,5 de celle d'Adams.
Neptune fut ainsi nommée d'après le dieu romain de l'eau, qu'on peut associer au dieu grec de la mer Poseidon.

Nous voyons donc comment l'approche scientifique s'est développée : des observations mènent à certaines conclusions, Uranus était une planète. Davantage d'observations conduisent préciser la théorie et de nouvelles conclusions sont tirées : il doit y avoir une autre planète parce que ses effets peuvent être démontrés. Des calculs indiquent où la planète doit se situer, et c'est la qu'elle était.
Il ne faut pas oublier que toutes les investigations scientifiques n'apportent pas immédiatement des résultats corrects. Le Verrier avait remarqué des différences dans l'orbite de Mercure et proposa une planète intérieure, qu'il avait déjà nommé Vulcain, et dont l'attraction gravitationnelle devait expliquer les erreurs perçues. On avait même plusieurs déclarations comme quoi celle-ci avait été aperçue, pour finalement se rendre compte qu'il n'y avait rien.
Les mystères des variations de l'orbite de Mercure ont trouvé leur explication avec Einstein, dans la première partie du 20° siècle, quand il proposa sa théorie de la Relativité qui prédisait de telles différences orbitales. Ce qui a été confirmé par les observations d'Arthur Eddington en 1919 qui fournirent les premières preuves empiriques de la théorie d'Einstein.
Un système solaire bien peuplé

L'histoire des découvertes planétaires ne s'arrête pas avec Neptune, car il devint rapidement manifeste que son orbite et sa masse étaient insuffisants pour expliquer les perturbations de l'orbite d'Uranus. Plusieurs astronomes reprirent leurs recherches d'une planète trans-neptunienne, parmi lesquels Percival Lowell. Grâce à la photographie astronomique, plusieurs années après la mort de Lowell, le succès fut au rendez-vous. En 1930, son assistant Clyde Tombaugh, après avoir cherché exhaustivement sur les photographies, trouva une nouvelle planète (qui n'en est plus une) nommée Pluton, du nom du dieu des morts. Le choix du nom, parmi plusieurs dieux possibles, est en hommage à Lowell, les deux premières lettres de Pluton sont les initiales de Percival Lowell.

L'histoire devient plus intéressante encore si nous pensons à toutes ces non-planètes ou planètes naines qui ont été découvertes ces deux derniers siècles. Il y a plus de 3450 astéroïdes, la plupart dans la Ceinture d'Astéroïdes, certains avec des orbites assez excentriques, y compris ceux connus comme le Groupe d'Apollon, deux groupes d'astéroïdes Troyens qui partagent l'orbite de Jupiter, Chiron ou encore plus loin Eris (plus gros que Pluton), Quaoar et Sedna. Curieusement, le seul qui semble intéresser les astrologues est Chiron, qui ressort parfois dans les horoscopes. Quid d'Eris et compagnie
Les ratés de l'astrologie

Pendant que la science de l'astronomie faisait ses grandes découvertes, qu'en était-il de l'astrologie ? Comme on pouvait s'y attendre, rien de neuf de ce côté. Trois nouvelles planètes ont été découvertes qui étaient parfaitement inconnues à l'apogée de l'astrologie et qui, suivant la tradition, ont été affublées de noms de dieux de la mythologie. Les astrologues furent donc bien obligés de se plonger dans la mythologie romaine ou grecque afin de découvrir les attributs de ces dieux pour trouver ce que pouvaient bien signifier ces nouvelles planètes. Maintenant, cette approche est faussée par certains éléments nouveaux. Car au moins les anciennes planètes ont derrière elles une longue association avec les dieux dont elles portent les noms, et on pourrait rétorquer que quelque part, dans les profondeurs de l'antiquité, il y a eu quelque connexion entre les dieux, les planètes et les affaires humaines (souvenons-nous qu'il y avait toujours une bonne dose de pensée magique aux 18 et 19° siècles).
Dorénavant nous avons des planètes dont les noms ont été arbitrairement assignés, et qui n'ont jamais été associées à ces dieux par les anciens qui ne connaissaient même pas leur existence. Leurs découvreurs ne voyaient pas leurs trouvailles comme représentatives des dieux. En effet, le nom de Pluton a été sélectionné seulement en l'honneur de l'un de ses découvreurs. Ainsi les caractéristiques que les planètes sont supposées conférer n'ont aucun précédent dans l'histoire, ni dans la façon de les nommer. Il ne s'agit de rien d'autre de caprices. Néanmoins, les caractéristiques des dieux concernés seront celles que les astrologues retiendront.

Le second défaut fatal dans le dossier astrologique réside dans la principale déclaration à propos de leur art, celle de la prédiction. Traditionnellement, l'astronomie a été une science de l'observation alors que l'astrologie faisait des prédictions. Maintenant, il a été démontré que l'astronomie avait une capacité prédictive puissante, mais où était l'astrologie ? On peut supposer logiquement que les astrologues auraient noté que certaines caractéristiques humaines ne s'expliquaient pas par les planètes connues, et qu'ils auraient suspecté que non seulement d'autres planètes devaient exister, mais aussi où elles se situaient approximativement. Les astrologues considèrent comme très important les angles sous-tendus par les planètes, et pourtant aucun astrologue n'a jamais pointé le télescope d'un observateur dans la bonne direction, ceci a été laissé aux mathématiciens.

En outre, si les planètes avaient une influence, le temps mis par les nouvelles planètes pour compléter leur orbite devrait présenter une indication substantielle. Uranus passe 7 années dans chaque signe, Neptune presque 14 et Pluton plus de 20 ans. En effet Pluton n'a réalisé qu'un petit bout de chemin de son orbite (240 ans) depuis sa découverte. Ce qui offre une importante cohorte de population d'individus sur lesquels l'influence de Pluton a pu être mesurée précisément, avec toute une population de gens ayant montré distinctivement des attributs Plutoniens changeant tous les 20 ans. Ceci est calculable et ne devrait poser aucun problème aux astrologues, pourtant aucune mesure d'une longue période de changement de personnalité sur de grandes populations n'a été faite, et aucune déclaration sérieuse sur un cycle de 20 ans dans les caractéristiques personnelles.

Il y a aussi la question des astéroïdes et des satellites. Plusieurs satellites sont plus gros que Pluton et Mercure et peuvent être plus proches de nous que Pluton. Prenons Xérès, le gros astéroïde qui opère une révolution autour du soleil en 2,5 Unités Astronomiques quand Pluton, qui n'a que 3 fois le diamètre de Xérès, le fait en 39 UA; pourquoi Pluton est-elle importante et Xérès ne l'est-il pas ? En outre, les premiers astéroïdes découverts ont perpétué la tradition en étant nommés d'après certaines figures de la mythologie, ce qui faisait que le choix des noms s'épuisait rapidement, c'est pourquoi de nos jours les astéroïdes sont nommés d'après le nom du découvreur ou celui de sa ville, ou tout autre choix lui passant par la tête.
Certaines fois il peut même y avoir eu l'influence des opéras, avec des noms comme Turandot, Zerlina, Pamina, Senta, Kundry, Norma, Violetta, Aida et Carmen tous découverts en même temps. Les scientifiques ont aussi eu leur moment de gloire avec Einstein, Darwin, Herschel, Adams et Le Verrier entre autres, ainsi que des personnages tels que Tolkein, Tchaikovsky, Mark Twain et M. Spock, sans oublier des lieux comme Kansas, Antarctica, Coonabarabran et Kiev.

La distinction entre les astéroïdes et les planètes est purement arbitraire et ne repose que sur la taille. Les astéroïdes désignent une planète mineure. Tout comme les planètes, ils tournent autour du soleil, certains ont des satellites (comme Pallas), d'autres n'en ont pas, et on peut dire que Pluton ressemble davantage à Xérès qu'à Jupiter. Ce qui est plus étrange encore est le fait que la comète de Halley est considérée comme importante par les astrologues, alors qu'elle est beaucoup plus "éphémère" que les astéroïdes.

La question de savoir pourquoi les astéroïdes et les satellites ne sont pas pris en compte dans l'établissement des horoscopes n'a jamais trouvé de réponse satisfaisante de la part des astrologues. Les réponses habituelles sont longues en hyperboles, mais courtes en logique, pourtant la réponse est claire. L'inclusion des positions et des relations angulaires de milliers d'astéroïdes et satellites rendrait la réalisation des horoscopes beaucoup trop compliquée (imaginez un problème avec 4200 variables). De plus, cette recherche exigerait de découvrir les traits de personnalités de milliers d'individus nommés, ce qui découragerait même le plus motivé des astrologues. Pour autant, la question demeure et exige une réponse de la part des astrologues.

Si l'influence de la plupart de ces nombreux corps peut être oubliée sans crainte, pourquoi pas celle des planètes ? Après tout, la logique nous dicte que si les planètes influencent nos vies, tout ce qui constitue le système solaire aussi. En effet, cet oubli d'inclure toutes les influences constitue une raison suffisante pour reléguer l'astrologie comme rien d'autre qu'un bavardage superstitieux.

On peut cependant honnêtement se poser la question : si nos traits de personnalité sont identiques à ceux de Saturne ou de Vénus, pourquoi ne devraient-ils pas aussi être associés à ceux de Karl Marx, Shakespeare ou Carl Sagan (tous des astéroïdes) ? Je vous laisse deviner quelle influence auront les astéroïdes n° 1703 et 1763 !

Conclusion
L'histoire atteste que le début de la fin pour l'astrologie prend sa source dès que les êtres humains ont commencé à comprendre comment l'univers fonctionnait réellement. On peut retracer le déclin de l'astrologie sur les siècles en même temps que la connaissance croissait, pourtant elle fait preuve d'un curieux sursaut à une époque où les gains dans notre savoir sur le fonctionnement de la nature est au plus haut de l'histoire. L'astrologie devrait être morte et enterrée depuis longtemps, pourtant elle demeure toujours active et a de nombreux adhérents. Ce fait sociologique ne peut trouver une réponse que chez ceux qui ont entrepris d'étudier et de comprendre l'esprit humain, ce qui n'est pas une mince affaire.
Mais nous pouvons être sûr d'une seule chose, la réponse à ce paradoxe ne se trouvera pas dans les étoiles.
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